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	<title>MEs MOts d&#039;expos &#187; Jean-Honoré Fragonard</title>
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		<title>Fragonard pour l&#8217;amour de l&#8217;art</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Sep 2015 18:12:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Après le Louvre (2003), le musée Jacquemart-André (2007 et 2014), Besançon (2007), et Caen (2010), le musée du Luxembourg rend hommage à l&#8217;un des plus grands peintres français du XIXe siècle. &#160; Les uns vénèrent le père, Jean-Honoré (1732-1806) ; les autres espèrent en savoir plus, prochainement (dès le printemps 2016, à Dijon), sur le fils, Alexandre-Évariste (1780-1850). Leur descendance est, elle, [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR">Après le <a href="http://www.louvre.fr/" target="_blank">Louvre</a> (2003), le <a href="http://www.musee-jacquemart-andre.com/" target="_blank">musée Jacquemart-André</a> (2007 et 2014), Besançon (2007), et Caen (2010), le <a href="http://museeduluxembourg.fr/" target="_blank">musée du Luxembourg</a> rend hommage à l&#8217;un des plus grands peintres français du XIXe siècle.<img title="Lire la suite…" alt="" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" /><span id="more-2824"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Les uns vénèrent le père, Jean-Honoré (1732-1806) ; les autres espèrent en savoir plus, prochainement (dès le printemps 2016, à Dijon), sur le fils, Alexandre-Évariste (1780-1850). Leur descendance est, elle, associée à une fragrance, vendue dans le sud de la France et, aujourd&#8217;hui au sortir du nouveau parcours que propose le musée du Luxembourg (de même, Francis Kurkdjian lance pour le <a href="http://www.grandpalais.fr/" target="_blank">Grand Palais</a> un flacon inspiré du portrait de Marie-Antoinette signé Élisabeth Vigée-Lebrun). Au lieu d&#8217;un aller-retour rectiligne, se succèdent des virages qui semblent mimer les aléas de l&#8217;amour, thème nodal de cette délicieuse exposition.</p>
<p lang="fr-FR"><strong>Un banquet de roses</strong></p>
<p lang="fr-FR">Le motif de la rose est au cœur de l&#8217;œuvre de Jean-Honoré Fragonard, souvent perçu comme un fieffé libertin. Il apparaît déjà dans <em>Psyché montre à ses sœurs les présents qu&#8217;elle a reçus de l&#8217;Amour</em> (1753-1754), tableau de ses débuts. Symbole de pureté, cette fleur romantique par excellence orne certains cadres. Quant au <em>Sacrifice de la rose</em>, exposé dans la dernière salle, il évoque, rien que par son titre, une jeune fille en passe de perdre sa virginité.</p>
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/?attachment_id=2816" rel="attachment wp-att-2816"><img alt="Frago-1" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/09/Frago-1.jpg" width="600" height="512" /></a></p>
<p lang="fr-FR">Couleur a priori féminine, le rose est omniprésent dans la peinture de Fragonard, en tant que garant de sa sensibilité. Les teints porcelaine aux contours vaporeux semblent préfigurer l&#8217;aspect nuageux des toiles d&#8217;Auguste Renoir, si ce n&#8217;est que l&#8217;impressionniste préfèrera décliner les mauves. On retrouve la même délicatesse de tons tant dans les huiles que les pastels d&#8217;Élisabeth Vigée-Lebrun, remarque empruntée au commissaire de la rétrospective qui débute seulement au Grand Palais.</p>
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/?attachment_id=2818" rel="attachment wp-att-2818"><img alt="Frago-2" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/09/Frago-2.jpg" width="600" height="439" /></a></p>
<p lang="fr-FR"><strong>Homme à femme(s)</strong></p>
<p lang="fr-FR">Contrairement à une idée reçue, Fragonard a moins l&#8217;esprit mal tourné, que tourné – tout simplement &#8211; vers les femmes. Sa « position » est davantage celle d&#8217;un voyeur, amoureux du beau sexe, à qui il donne le beau rôle. Une toile telle que<em> La résistance inutile</em>, par exemple, est chargée d&#8217;ambiguité. Qui domine ou doit dominer les ébats ? L&#8217;homme qui se jette sauvagement sur la soubrette, ou l&#8217;inverse ? La résistance est-elle, au contraire, inutile car précisément consentie ? Le désordre des draps dénote-t-il la violence ou la fougue du prétendu agresseur ? Le traversin ressemble a un sexe masculin au repos. Volonté ou étourderie de l&#8217;artiste ?</p>
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/?attachment_id=2819" rel="attachment wp-att-2819"><img alt="Frago-3" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/09/Frago-3.jpg" width="500" height="334" /></a></p>
<p lang="fr-FR">À l&#8217;époque de Fragonard, la lecture était encore une activité virile. Pourtant l&#8217;artiste, lui-même bibliovore, aimait à figurer ses gracieux modèles en possession d&#8217;un livre ; une façon d&#8217;universaliser, pour ne pas dire démocratiser (nous ne sommes qu&#8217;au temps des Lumières), l&#8217;accès au savoir. Fragonard, chienne de garde et/ou gardien de chiennes menottées à leur désir de liberté ? <em>La lecture</em> de Pierre-Antoine Baudoin, autre libertin que les conservateurs ont décidé de mettre en avant, va plus loin dans le sens où elle étend l&#8217;indépendance des femmes à la masturbation, plaisir solitaire que l&#8217;on croyait à l&#8217;origine réservé aux hommes. Sous couleur d&#8217;élégance, Fragonard ne fait pas dans la dentelle.</p>
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/?attachment_id=2821" rel="attachment wp-att-2821"><img alt="Frago-4" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/09/Frago-4.jpg" width="600" height="801" /></a></p>
<p lang="fr-FR"><strong>De la fragilité dans l&#8217;agilité</strong></p>
<p lang="fr-FR">Un parallèle s&#8217;impose dès lors entre sexe et peinture. Illustrateur de contes licencieux, Frago &#8211; surnom qu&#8217;il s&#8217;est lui-même choisi – travaillait ses toiles au corps. « Je peindrais avec mon cul ». L&#8217;expression, galvaudée, prête à l&#8217;artiste une vulgarité que corrobore certes une partie de son œuvre, mais qui atteste surtout la passion que lui inspirait ses pinceaux. La fulgurance et la vigueur apparentes de certains traits trahissent une urgence, un besoin incoercible de coucher&#8230; la couleur sur quelque support. Les pigments ne giclent pas tant qu&#8217;ils émergent de leurs tubes, dans un jet maîtrisé par ce coloriste hors-pair. À la lueur de ce rapprochement, la peinture de Fragonard apparaît finalement comme un creuset de fantasmes inassouvis.</p>
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/?attachment_id=2822" rel="attachment wp-att-2822"><img alt="Frago-5" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/09/Frago-5.jpg" width="640" height="497" /></a></p>
<p lang="fr-FR">Au-delà de ces pulsions sublimées, de ces odes en trompe-l&#8217;œil à la luxure et à l&#8217;adultère, se profile pourtant un romantique en puissance. Puits intarissable d&#8217;histoires scabreuses &#8211; telles les infidélités de Zeus &#8211; la mythologie greco-romaine que Fragonard illustrait dans l&#8217;atelier de François Boucher reflète une émotion qui le distinguait de ses contemporains. « Fragonard a fait craquer le verni de son maître », déclare le commissaire Guillaume Faroult. Son mérite consistait à peindre, avec des sentiments, l&#8217;amour sans sentiments. La vérité, celle que s&#8217;évertue à transmettre le musée du Luxembourg, c&#8217;est que Jean-Honoré Fragonard était heureux en ménage. D&#8217;où la production de compositions plus morales, tel <em>Voeu d&#8217;un amour éternel</em>, qui achève de briser, en fin de parcours, le mythe d&#8217;un artiste volage.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong><i>Fragonard amoureux galant et libertin</i>, jusqu&#8217;au 24 janvier. Musée du Luxembourg, Paris.</strong></p>
<p lang="fr-FR"><strong>REGARDER AUSSI</strong> : la <a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/tous-amoureux-de-fragonard/" target="_blank">vidéo</a> liée à cet article.</p>
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		<title>Tous amoureux de Fragonard !</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Sep 2015 11:22:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Dans cet extrait, le commissaire Guillaume Faroult revient sur le propos de l&#8217;exposition &#8220;Fragonard amoureux. Galant et libertin&#8221;, qui se tient actuellement au Musée du Luxembourg. LIRE AUSSI : l&#8217;article lié à cette vidéo.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans cet extrait, le commissaire Guillaume Faroult revient sur le propos de l&#8217;exposition &#8220;Fragonard amoureux. Galant et libertin&#8221;, qui se tient actuellement au <a href="http://museeduluxembourg.fr/" target="_blank">Musée du Luxembourg</a>.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/d9-kQerjvWo" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p><strong>LIRE AUSSI</strong> : l&#8217;<a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/fragonard-pour-lamour-de-lart/" target="_blank">article</a> lié à cette vidéo.</p>
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		<title>Fana de la collection Bonna</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Feb 2015 18:46:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Et encore, la Fondation de l&#8217;Hermitage de Lausanne n&#8217;en expose actuellement qu&#8217;un tiers. On tomberait sans aucun doute en pâmoison dans la maison du collectionneur. &#160; Fan oui, au point de pleurer devant certaines « pages ». C&#8217;est ainsi que l&#8217;on désigne les œuvres exposées à la Fondation de l&#8217;Hermitage, des dessins à la pierre, au fusain, [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR">Et encore, la Fondation de l&#8217;Hermitage de Lausanne n&#8217;en expose actuellement qu&#8217;un tiers. On tomberait sans aucun doute en pâmoison dans la maison du collectionneur.</p>
<p lang="fr-FR"><span id="more-2482"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Fan oui, au point de pleurer devant certaines « pages ». C&#8217;est ainsi que l&#8217;on désigne les œuvres exposées à la <a href="http://www.fondation-hermitage.ch/" target="_blank">Fondation de l&#8217;Hermitage</a>, des dessins à la pierre, au fusain, à la sanguine, au pastel&#8230; Le nom évoque plutôt le monde des livres. Heureuse coïncidence quand on sait que Jean Bonna collectionnait des éditions rares avant de se tourner progressivement vers l&#8217;art. « Si le bibliophile cherchait à combler des manques, l&#8217;esthète n&#8217;achète par contre que ce qui lui <span style="font-family: 'Times New Roman', serif;">&#8220;</span>parle<span style="font-family: 'Times New Roman', serif;">&#8220;</span> », explique la conservatrice Aurélie Couvreur, laquelle nous a généreusement accordé une visite privée. À une course aux références littéraires s&#8217;opposent les « coups de cœur » de l&#8217;amateur. Résultat : des coups au cœur chez le spectateur, qui doit reprendre sa respiration entre les 150 feuilles présentées.</p>
<p lang="fr-FR" align="LEFT"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/fana-de-la-collection-bonna/bonna-1/" rel="attachment wp-att-2484"><img class="size-full wp-image-2484 alignnone" alt="bonna-1" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/02/bonna-1.jpg" width="640" height="480" /></a></p>
<p lang="fr-FR" align="LEFT"><b>Un « feu d&#8217;artifice »</b> <b>de splendeurs </b></p>
<p lang="fr-FR">On est tout de suite happé par l&#8217;intimité qu&#8217;inspire chaque œuvre. Chacune sans exception. Qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un Michel-Ange, d&#8217;un Chardin, ou d&#8217;un Renoir, l&#8217;émotion est la même, tout en étant différente. Bien sûr, on ne ressent pas la même chose devant l&#8217;un ou l&#8217;autre. Toutefois, l&#8217;envoûtement est garanti. Merci à Jean Bonna d&#8217;avoir eu l&#8217;œil, mais aussi au commissariat d&#8217;avoir su retenir la crème de ses trésors. Des trésors classés par école (il fallait bien trouver un ordre).</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: center;"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/fana-de-la-collection-bonna/bonna-4/" rel="attachment wp-att-2485"><img class="size-full wp-image-2485 aligncenter" alt="bonna-4" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/02/bonna-4.png" width="391" height="500" /></a><em><span style="font-size: small;">Baccio Bandinelli, Etude de tête de vue de dos, de profil vers la droite</span></em></p>
<p lang="fr-FR">Au rez-de-chaussée, Michel-Ange cohabite avec Léonard de Vinci, Le Pérugin, Le Parmesan, Le Caravage. Tous les grands noms à article (défini !), preuve inavouée de supériorité. Au premier, l&#8217;école française accueille quelques exceptions. Entre Antoine Watteau, le galant, Jean-Honoré Fragonard, le coquin, et Hubert Robert, le ruiniste, William Turner et Thomas Gainsborough jouent les incrustes. Sans faire tache, attention ! Tous incarnent un tracé léger. Quels surnoms pour les deux Anglais ? À discuter.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: center;"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/fana-de-la-collection-bonna/bonna-6/" rel="attachment wp-att-2486"><img class="size-full wp-image-2486 aligncenter" alt="bonna-6" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/02/bonna-6.jpg" width="651" height="512" /></a><em><span style="font-size: small;">Claude Lorrain, Paysage littoral avec combat sur un pont </span></em></p>
<p lang="fr-FR">Les voisins du dernier étage viennent, quant à eux, du nord. Moins connus certes, mais tout aussi puissants. « C&#8217;est magnifique ! », « Magnifique ! », répète-t-on en boucle dans sa tête. Comment décrire tant de splendeurs ? Un mot n&#8217;est jamais à la hauteur d&#8217;un sentiment. Le vocabulaire vient à manquer, quand jaillit soudain dans le couloir un « C&#8217;est reposant ! ». Reposant, en effet, de croiser un visiteur fort d&#8217;un nouveau qualificatif. L&#8217;adjectif soulève cependant un paradoxe : les techniques représentées ont beau caresser le regard, leur contemplation se veut épuisante. De surprise en surprise, le cœur bondit dans la poitrine. Si bien qu&#8217;avant de descendre au sous-sol, on a déjà le souffle coupé. « -1 ». Plus une dizaine d&#8217;artistes modernes. Gustave, Pierre-Auguste, Claude, Paul, Edgar&#8230; ils sont tous là. Qui ? Courbet, Renoir, Monet, Cézanne, et Degas, voyons ! Tellement accessibles qu&#8217;on finit par les appeler par leurs prénoms.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: center;"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/fana-de-la-collection-bonna/bonna-5/" rel="attachment wp-att-2487"><img class="size-full wp-image-2487 alignnone" alt="bonna-5" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/02/bonna-5.jpg" width="550" height="672" /></a><span style="font-size: small;"><em>Odilon Redon, La barque </em></span></p>
<p lang="fr-FR">En effet, l&#8217;un des tours de force de l&#8217;exposition réside dans la proximité aux œuvres. D&#8217;ordinaire une certaine distance est maintenue entre le spectateur et les arts appelés graphiques. Ainsi  au Louvre, où de telles feuilles seraient emprisonnées dans une vitrine. Nulle séparation, ici. Les pages de Jean Bonna affrontent les visiteurs à même les murs. La tentation de les toucher est grande quoique stérile face au scrupule véhiculé dans tous les musées. En revanche, il n&#8217;est pas interdit de prendre des photos. Le collectionneur aurait donné son consentement. Quelle chance !</p>
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/fana-de-la-collection-bonna/bonna-2/" rel="attachment wp-att-2488"><img class="size-full wp-image-2488 aligncenter" alt="bonna-2" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/02/bonna-2.jpg" width="640" height="480" /></a></p>
<p lang="fr-FR"><b>« Une scénographie intelligente dans un lieu contraignant » </b></p>
<p lang="fr-FR">Pas de place pour les étalages en tous genres. Ni pour les installations, ni pour la vantardise. La scénographie masque des contraintes que les conservateurs ont réussi à surmonter avec grâce et ingéniosité. Ce n&#8217;est pas l&#8217;espace qui s&#8217;adapte aux œuvres, mais bien plutôt l&#8217;inverse. Tout commence par le choix de la peinture, seule altération autorisée dans ce monument classé. Plus on grimpe dans les étages, plus les cimaises s&#8217;éclaircissent. Du vert canard, couleur dominant <i>La Barque</i> d&#8217;Odilon Redon, au sous-col, on passe au vert de gris, rappelant la palette des Nordiques nichés au grenier. Le pâle turquoise qui structure le premier étage sied parfaitement à l&#8217;humeur française. On n&#8217;imagine pas le <i>Portrait de mademoiselle d&#8217;Effiat</i> par Claude Mellan sur un autre fond, par exemple. Le premier niveau reste le plus impressionnant. Vert forêt. C&#8217;est exactement la couleur qu&#8217;arborent certains supports du XVIè siècle ; si bien qu&#8217;on a parfois l&#8217;impression d&#8217;une mise en abyme. Les deux <i>Tête(s) de jeune(s) femme(s)</i> signées Federico Barocci sont accrochées à un mur assorti aux cartons sur lesquels elles ont été collées. Dans la salle du dessus, deux autres pastels, cette fois-ci de Pierre Chardin. Un écho géographique qui contribue à la cohérence de l&#8217;ensemble.</p>
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/fana-de-la-collection-bonna/img_2511/" rel="attachment wp-att-2490"><img class="size-full wp-image-2490 aligncenter" alt="IMG_2511" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/02/IMG_2511.jpg" width="3264" height="2448" /></a></p>
<p lang="fr-FR">D&#8217;autres mariages chromatiques sont à l&#8217;œuvre. Certains cadres rappellent la pierre des cheminées qu&#8217;ils surplombent. C&#8217;est le cas de l&#8217;étude de Baccio (Bartholomeo) Bandinelli, affiche de l&#8217;exposition, ou encore du <i>Portrait de François II</i> par François Clouet.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: center;"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/fana-de-la-collection-bonna/bonna-7/" rel="attachment wp-att-2491"><img class="size-full wp-image-2491 aligncenter" alt="bonna-7" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/02/bonna-7.jpg" width="318" height="500" /></a><span style="font-size: small;"><em>François Clouet, Portrait de François II </em></span></p>
<p lang="fr-FR">Dans un espace aussi contraignant, les transitions jouent un rôle majeur. Au premier étage, par exemple, deux toiles italiennes servent de tremplin aux artistes français. Quant à Hans Hoffmann, il est le trait d&#8217;union entre ce dernier niveau et le grenier. Son marcassin annonce une grenouille. Puis c&#8217;est l&#8217;inverse : le batracien renvoie au bon souvenir du mammifère. &#8220;Nous nous demandions s&#8217;il fallait prolonger un thème au-delà des escaliers ou bien annoncer le suivant au sortir d&#8217;une école&#8221;, avoue Aurélie Couvreur. La question ne s&#8217;est visiblement pas posée que pour la collection de Jean Bonna. À gauche de la dernière section se profile une salle consacrée à François Bocion, le « Boudin de la Suisse ». Or quel artiste ouvre l&#8217;espace suivant ? Eugène, bien sûr. À ses côtés, des Edgar, Fantin, Félix (Valloton) et Armand (Guillaumin), arrachés aux réserves de la fondation. On n&#8217;en aura donc jamais fini de pleurer !?</p>
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/fana-de-la-collection-bonna/bonna-3/" rel="attachment wp-att-2492"><img class="size-full wp-image-2492 aligncenter" alt="bonna-3" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/02/bonna-3.jpg" width="640" height="480" /></a></p>
<p lang="fr-FR"><em><strong>&#8220;De Raphaël à Gauguin. Trésors de la collection Jean Bonna&#8221;, du 6 février au 25 mai, Fondation de l&#8217;Hermitage, Lausanne. </strong></em></p>
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		<title>L&#8217;art en scène #1</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Apr 2014 22:26:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[EDITO]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Honoré Fragonard]]></category>
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		<category><![CDATA[musée Jacquemart André]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre de Poche-Montparnasse]]></category>
		<category><![CDATA[Valérie Vogt]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le beau Legs &#160; Alors que Fragonard et Watteau s&#8217;exposent à Jacquemart-André, le Théâtre de Poche-Montparnasse plonge l&#8217;oeuvre de Marivaux dans l&#8217;esprit des fêtes galantes. &#160; Hortense aime le chevalier, et réciproquement. Elle est toutefois promise par testament au Marquis, lequel n&#8217;a d&#8217;yeux que pour la Comtesse, et vice versa. Celui-ci peut se soustraire à [&#8230;]</p>
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<p lang="fr-FR" style="text-align: center;"><strong>Le beau Legs</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Alors que Fragonard et Watteau s&#8217;exposent à Jacquemart-André, le Théâtre de Poche-Montparnasse plonge l&#8217;oeuvre de Marivaux dans l&#8217;esprit des fêtes galantes.<span id="more-1119"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Hortense aime le chevalier, et réciproquement. Elle est toutefois promise par testament au Marquis, lequel n&#8217;a d&#8217;yeux que pour la Comtesse, et <i>vice versa</i>. Celui-ci peut se soustraire à ses obligations, moyennant la maudite somme de 200 000 francs. Le cœur ou l&#8217;épargne ? Tel est le dilemme que pose Marivaux en 1736, et que nourrit aujourd&#8217;hui Marion Bierry de sonnets ronsardiens fusionnés à des mélodies schubertiennes. De trois pierres, un coup ; un coup de théâtre réussi dans l&#8217;adaptation de ce grand classique de la littérature française</p>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><b>Fragonard en pièce </b></p>
<p lang="fr-FR">L&#8217;intrigue se déroule à la campagne. Un parti pris qu&#8217;assume la metteur scène en avouant avoir extrapolé, en ce sens, les didascalies. « Je ne sais pas vraiment pourquoi, j&#8217;ai toujours pensé monter le <i>Legs</i> (prononcé &#8220;laid&#8221;, NDLR) en plein air. L&#8217;histoire m&#8217;évoque un paysage bucolique et champêtre, pavé de rochers et d&#8217;herbes folles ». Un paysage qui se prête à quelque badinage, pour ne pas dire fête galante.</p>
<p>Il suffit de comparer le décor planté par Nicolas Sire au premier étage du Poche, à quelques tableaux exposés au Musée Jacquemart-André pour en convenir. Contrastée par la représentation d&#8217;une immense jarre en pierre (à gauche de la scène), la végétation à la fois généreuse et vaporeuse qui se profile en toile de fond soutient la fiction, le rêve et la séduction se jouant entre les trois couples du <em>Legs</em>. Le premier tête-à-tête entre Lisette et Lépine, par exemple, fait penser à la <i>Fête Galante avec la Camargo dansant avec un partenaire</i> de Nicolas Lancret (voir ci-dessous). De même, la posture lascive des « marivaudeurs » n&#8217;est pas sans rappeler l&#8217;attitude frivole de certains personnages fragonardiens.</p>
<div id="attachment_1121" style="width: 410px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/04/Fete-galante.jpg"><img class="size-full wp-image-1121" alt="Nicolas Lancret, Fête Galante avec la Camargo dansant avec un partenaire, vers 1727-1728, huile sur toile, National Gallery of art, Washington,  Andrew W. Mellon collection" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/04/Fete-galante.jpg" width="400" height="286" /></a><p class="wp-caption-text">Nicolas Lancret, Fête Galante avec la Camargo dansant avec un partenaire, vers 1727-1728, huile sur toile, National Gallery of art, Washington, Andrew W. Mellon collection</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><b>Un art total </b></p>
<p lang="fr-FR">Une artiste totale, surtout car, quoique elle s&#8217;en défende, Marion Bierry peut se targuer d&#8217;avoir adapté les poèmes de Ronsard à la musique de Schubert, et les <em>lieder</em> du compositeur allemand à la poétique de Marivaux, en scandant les vers français selon la rythmique allemande ; d&#8217;avoir dessiné et confectionné les costumes elle-même ; et de jouer le rôle d&#8217;Hortence.</p>
<p lang="fr-FR">Dans cet ensemble harmonieux, on distingue pourtant deux duos. Si l&#8217;aisance de Valérie Vogt (La Comtesse) et de Bernard Menez (Le Marquis) sur scène n&#8217;a d&#8217;égal que leur expérience, la fraîcheur de la soprano Estelle Andrea (Lisette) et de Sinan Bertrand (Lépine) se ressent jusque dans la justesse de leur voix. Pas une fausse note à l&#8217;horizon, et cela vaut pour toute la pièce.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><i>Le Legs de Marivaux, Théâtre de Poche-Montparnasse, Paris </i></p>
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		<title>Quelques mots sur l&#8217;expo Watteau</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Mar 2014 00:51:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Dur&#8230; dur de résumer les galants propos du musée Jacquemart-André. C&#8217;est pourtant la lourde tâche qui nous revient aujourd&#8217;hui. &#160; Un mot sur le thème traité : c&#8217;est la fête ! fête galante : n. f., expression qui désigne un genre pictural né à la fin règne de Louis XIV, mais surtout autour de la figure d&#8217;Antoine Watteau [&#8230;]</p>
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<p lang="fr-FR">Dur&#8230; dur de résumer les galants propos du musée Jacquemart-André. C&#8217;est pourtant la lourde tâche qui nous revient aujourd&#8217;hui.<span id="more-858"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Un mot sur le thème traité : c&#8217;est la fête !</b></p>
<p lang="fr-FR"><i>fête galante</i> : n. f., expression qui désigne un genre pictural né à la fin règne de Louis XIV, mais surtout autour de la figure d&#8217;Antoine Watteau (1684-1721). Il se développe sous la Régence (1715-1723) et l&#8217;influence de Nicolas Lancret (1690-1743) ainsi que de Jean-Baptiste Pater (1695-1736), qui lui apportent une dimension réaliste. Des œuvres d&#8217;artistes contemporains, des costumes de comédiens se retrouvent alors représentées dans quelques toiles. Quant à François Boucher (1703-1770) et Jean-Honoré Fragonard (1732-1802), leur influence se lit dans un raffinement et un exotisme accrus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Un mot sur la scénographie : galant le Gall !</b></p>
<p lang="fr-FR">On ne change pas une équipe qui gagne. Pour sa onzième collaboration avec le <a href="http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/home" target="_blank">musée Jacquemart-André</a> (« Désirs &amp; Voluptés à l&#8217;époque victorienne », « Canaletto-Guardi, les deux maîtres de Venise », « Fra Angelico et les Maîtres de la lumière »&#8230;), Hubert le Gall, qui s&#8217;est également illustré à l&#8217;<a href="www.musee-orangerie.fr/‎" target="_blank">Orangerie</a> (« Frida Kahlo/Diego Rivera »), à <a href="www.musee-orsay.fr/‎" target="_blank">Orsay</a> (« Masculin/Masculin ») et au <a href="www.grandpalais.fr/‎" target="_blank">Grand Palais</a> (« Odilon Redon, Prince du Rêve », « Aimé Césaire, Lam, Picasso, Monet »&#8230;), a opté pour une extrême sobriété. Les murs crème ne sont ornés, en leurs coins, que de branchages tantôt gris tantôt sanguine ; un tracé qui rappelle la gravure, procédé auquel recourait souvent Watteau pour recopier la silhouette des personnages susceptibles de reparaître dans ses futures compositions. Les salles réservées aux dessins arborent, quant à elles, des carrés de tissus ardoise, gansés d&#8217;or, évoquant le papier bleu utilisé dans certaines études préparatoires au fusain. Pour une fois lumineuse, la scénographie de cette exposition temporaire reproduit fidèlement l&#8217;atmosphère de l&#8217;époque et du sujet abordés. L&#8217;occasion pour le spectateur de se concentrer sur chaque œuvre et non sur le décor, car « chaque toile appelle à une contemplation attentive », affirme le commissaire général, Mary Tavener Holmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Un mot sur l&#8217;affiche : l&#8217;ancre de Lancret </b></p>
<p lang="fr-FR">Il s&#8217;agit d&#8217;un Lancret. Des &#8220;Plaisirs du bain&#8221; (1725), pour être exacte. Pourquoi cette toile plutôt qu&#8217;une autre ? Peut-être parce que presque chaque salle compte une œuvre de cet artiste ambitieux &#8211; contrairement à ses pairs Lancret souhaitait entrer à l&#8217;Académie -. Pourquoi mettre l&#8217;accent sur lui, dans ce cas ? Parce que « nous avons essayé de donner à voir ici des peintures issues de collections moins connues », dixit Mme. Holmes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Un mot sur Lancret : le râteau de Watteau</b></p>
<p lang="fr-FR">Qu&#8217;est-ce qui distingue Lancret de Watteau ? C&#8217;est la question que nous avons posée à Miriam Gaudio. D&#8217;après la chercheuse italienne, au moins cinq différences opposent les deux artistes, leur traitement du corps, leur utilisation de la couleur, leur sens de la narration, et leur rapport au réel.</p>
<p lang="fr-FR">Conformément au <i>Traité du Beau</i> du philosophe suisse Jean-Pierre Crousaz (1663) Nicolas Lancret dote ses modèles féminins d&#8217;un front large, de grands yeux écartés, et d&#8217;un visage rond. Moins physionomiste que son aîné, il avoue peiner à dessiner les pieds.</p>
<p lang="fr-FR">Si c&#8217;est par la forme que Watteau perpétue le mythe de la grâce, c&#8217;est à travers une plus riche palette que Lancret se détache. Aux teintes vaporeuses du premier, répondent les vifs aplats du second. Une divergence qui détermine la relation que chacun entretient avec la réalité. De nature nostalgique et maussade, le père des fêtes galantes trouvait refuge dans des scènes oniriques. À l&#8217;inverse, son successeur se plaisait à intégrer des éléments préexistants dans ses compositions, tel l&#8217;archer de Jacques Bousseau dans « Fête galante avec Persan et statue » (1728). Or qui dit réalisme, dit audaces assumées. La nudité s&#8217;avère, en effet, un outil de séduction incontournable chez Lancret.</p>
<p lang="fr-FR">Enfin, si les toiles de ce dernier ne respectent aucun schéma narratif, les tableaux de Watteau tendent, en revanche, à être lus dans un sens particulier. C&#8217;est le cas du fameux « Pèlerinage à l&#8217;île Cythère » quoique son intitulé prête à confusion. Certains critiques arguent de techniques de gravure inversant l&#8217;image d&#8217;origine pour soutenir la thèse d&#8217;un retour depuis la Grèce. D&#8217;autres s&#8217;en réfèrent au titre d&#8217;une réplique conservée au Château de Charlottenburg à Berlin, « Embarquement pour Cythère » pour affirmer le contraire. Qu&#8217;il s&#8217;agisse d&#8217;un départ ou d&#8217;une arrivée, il y a sens de lecture à suivre.</p>
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<p lang="fr-FR">Une anecdote pour conclure, puisqu&#8217;il le faut : « Lorsque Watteau se rendait au théâtre », raconte Miriam Gaudio, « il était jaloux du succès de Lancret auprès des jolies filles, qu&#8217;il semblait attirer comme des mouches. »</p>
<p><i>« De Watteau à Fragonard, les fêtes galantes », du 14 mars au 21 juillet, au Musée Jacquemart André </i></p>
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		<title>COPIE : Fragonard</title>
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		<pubDate>Sun, 09 Mar 2014 21:58:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[PICTO]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Honoré Fragonard]]></category>

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