EXPO-Maillol

Ben… quoi de neuf au musée Maillol ?

Le musée Maillol devait rouvrir le 24 mai, non ? 

Non. La conférence de presse qui se tenait hier rue de Grenelle, au 58-61 précisément, repose sur un quiproquo. Qui croyait entendre parler des travaux entrepris au musée Maillot depuis son rachat par Culturespaces s’est fourvoyé. Comment ? Il n’y aura pas de visite guidée ? Non, l’exposition inaugurale ne débute qu’en septembre. “Mais je pensais que…”, résonne aux quatre coins de la salle. La perplexité engendre un réflexe : c’est le moment de dégainer son téléphone portable. Nous sommes une dizaine dans ce cas. Si l’invitation confirme le malentendu – “conférence de presse de l’exposition ” -, l’objet du mail lui indique “Réouverture du musée Maillol – 26 mai”. Face à cette ingénieuse stratégie de communication – on a mal lu ; on a mal lu ! -, il ne reste plus qu’à s’incliner.

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L’hurluberlu qui tente, en vain dans un premier temps, de s’emparer du micro, c’est Ben. Non, il n’est pas là pour faire le pitre, mais ouvrir un nouveau chapitre dans l’histoire du musée Maillol qui a dû déposer le bilan le 15 février 2015. D’ailleurs, personne n’en parle. Quid des changements opérés au sein de l’institution ? Le sujet passe à l’as. Ben prend toute la place, c’est frustrant. Il n’est question que de cet “illustre” penseur, théoricien, philosophe. Pourquoi lui ? Quel est son rapport à Aristide ? “Jaime les femmes autant que lui. Sexuellement, j’entends”. Merci de la précision. En tout cas, ce n’est pas en abusant de son temps de parole, ou en jouant les guignols, que l’artiste créera le buzz pour Maillol. “Je vais essayer de faire bref”, accélère le co-commissaire Andres Pardey, sentant l’ennui croître dans l’assemblée.

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Échec cuisant. Quelques silhouettes se dirigent déjà vers la sortie. La projection de diapos est ralentie par les digressions de Ben, dont on ne comprend toujours pas ce qui le lie à Maillol. Au risque d’inspirer le dégoût, l’invité d’honneur lance “L’égo est devenu la matière première de mon art”. En voilà un qui a ne manque pas de confiance en lui. Dans quel benne le musée est-il allé (re)pêcher cet énergumène ? À Bâle. “Trop de la balle” alors, l’expo monographique qui lui sera consacrée à l’automne ? C’est ce que l’on verra mi- septembre, date officielle. En attendant, le Monoprix que l’on découvre, juste en face du musée a véritablement été lancé, cette semaine. Si l’on ne s’y rend pas pour acheter du café, on va en boire un chez Cuillier, la porte à côté. Ainsi se console-t-on d’une déception matinale que l’on aurait pu, il faut l’avouer, éviter.