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	<title>MEs MOts d&#039;expos &#187; René Magritte</title>
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		<title>ASF #1</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Sep 2014 23:30:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>L&#8217;art sans fard L&#8217;émission qui retrace l&#8217;histoire des toiles à double face.</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&#8217;art sans fard</strong></p>
<p>L&#8217;émission qui retrace l&#8217;histoire des toiles à double face.</p>
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		<title>Magritte sur fond gris</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Aug 2014 21:28:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
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<p lang="fr-FR">Ceci n&#8217;est pas une exposition ordinaire. L&#8217;intitulé conviendrait parfaitement au parcours chronologique que propose jusqu&#8217;au 13 octobre l&#8217;<a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/une-journee-a-lart-institute-de-chicago/" target="_blank">Art Institute de Chicago</a>.<span id="more-1965"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">« On n&#8217;y voit rien ». Ce titre du critique d&#8217;art français Daniel Arasse pourrait sortir des bouches les plus médisantes. Peintes en gris à dessein, les parois du premier étage de l&#8217;aile moderne suscitent chez certains un sentiment d&#8217;oppression, voir d&#8217;angoisse alors que leur vocation est de créer un lien intime entre le spectateur et le tableau qu&#8217;il contemple. « Ce choix de couleur doit permettre aux visiteurs de se concentrer sur chaque toile et surtout sur l&#8217;émotion qu&#8217;elle suscite en eux », déclare avec engouement la commissaire de l&#8217;exposition Stéphanie D&#8217;Alessandro.</p>
<p lang="fr-FR">Pari tenu. Un silence surprenant règne dans les salles. « Pour <span style="font-family: Times New Roman,serif;">&#8220;L</span>&#8216;impressionnisme et la mode<span style="font-family: Times New Roman,serif;">&#8220;</span> (été 2013), c&#8217;était l&#8217;inverse. Il y avait tant de bruit que l&#8217;on avait l&#8217;impression de se trouver dans le salon de quelque intellectuel français », renchérit Gloria Groom, responsable du département des peintures du XIXe siècle. La moindre luminosité entretient le mystère auréolant l&#8217;artiste controversé. Né en 1898 à Lessines (Belgique), René Magritte est un paradoxe vivant. Publicitaire à ses heures les moins glorieuses, il aime poser devant ses œuvres tout en se tenant loin des mondanités. C&#8217;est l&#8217;un des rares surréalistes à vivre en banlieue, avec sa femme Georgette. Derrière chaque cadre soigneusement numéroté et daté de sa main, se cache des compositions volontairement ésotériques, sinon anarchiques. Rien dans ce monde n&#8217;est ni noir, ni blanc, c&#8217;est ce que nous rappelle le cadre brumeux de cette lumineuse rétrospective.</p>
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/magritte-sur-fond-gris/magritte_future-of-statues/" rel="attachment wp-att-1966"><img class="wp-image-1966 aligncenter" alt="Magritte_Future-of-Statues" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/08/Magritte_Future-of-Statues.jpg" width="270" height="381" /></a></p>
<p lang="fr-FR"><b>Magritte fait son cinéma </b></p>
<p lang="fr-FR">Il y a foule devant le cartel introductif. Premier et dernier texte imprimé sur fond blanc. Passé cette antichambre immaculée, le visiteur se voit plongé dans une salle obscure dominée par « Le futur des statues » (1937), pièce manifeste de l&#8217;exposition, au sens où elle annonce la présence de supports non picturaux dans le parcours à suivre. Les nuages ornant ce visage endormi préfigurent les motifs oniriques ornant l&#8217;ensemble des collages, peintures et sculptures signés René Magritte. Double du spectateur dont il est question d&#8217;ouvrir les yeux sur la réalité du monde alentour, elle incarne des concepts que l&#8217;artiste aimait projeter sur ses toiles comme sur un écran de cinéma. Le rapprochement avec les arts scéniques s&#8217;opère dès les premières œuvres que Magritte destine à la galerie belge <i>Le Centaure</i>. La tenture esquissée dans « Le Joueur secret » (1927), par exemple, fait écho non seulement à la Renaissance italienne, mais aussi aux mouvements de rideaux marquant le début et à la fin d&#8217;une pièce de théâtre. Certaines compositions, telle « L&#8217;homme au journal » (1927) ressemblent, par leur quadrillage noir, à des pellicules photo. « Les amants » (1928) détournent le baiser cliché d&#8217;un <em>happy ending</em>. Le titre « Entr&#8217;acte » parle de lui-même. Mécène et ami tardif du peintre, le richissime poète anglais Edward James est peut-être l&#8217;un des seuls à avoir exploité la fonction théâtrale de l&#8217;oeuvre magrittienne : il s&#8217;amusait à surprendre ses invités en braquant soudainement un projecteur sur le triptyque commandé à son protégé pour décorer sa salle de bal.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: center;"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/magritte-sur-fond-gris/magritte_secret-player/" rel="attachment wp-att-1967"><img class="size-full wp-image-1967" alt="Magritte_Secret-Player" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/08/Magritte_Secret-Player.jpg" width="2000" height="1555" /></a> <span style="font-size: small;"><em>Le Joueur secret, 1938</em></span></p>
<p lang="fr-FR">De même, la mise en scène de Robert Carson, scénographe de l&#8217;exposition, a pour but de souligner l&#8217;aspect à la fois systématique et dramatique de l&#8217;oeuvre de Magritte. L&#8217;éclairage tamisé, favorisé par l&#8217;obscurité ambiante, conforte la sensation de pénétrer une salle de théâtre ou de cinéma. En 1929, le surréaliste belge rentre chez lui. Concomitante du krach boursier et d&#8217;une dispute avec André Breton, cette rupture s&#8217;illustre à travers une série de tableaux disposés individuellement les uns derrière les autres. Ainsi se profile, à mi-parcours, un couloir obscur jalonné de cloisons illustrées de trompe-l&#8217;œil ; car c&#8217;est à cette époque que les compositions de René Magritte deviennent de plus en plus inintelligibles.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: center;"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/magritte-sur-fond-gris/couloir/" rel="attachment wp-att-1968"><img class="alignnone size-full wp-image-1968" alt="Couloir" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/08/Couloir.jpg" width="720" height="480" /></a><em><span style="font-size: small;">On y voit bien, au contraire</span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><b>Une philosophie à coups de pinceau </b></p>
<p lang="fr-FR">Son cheval de bataille : rendre le familier étrange, pour ne pas dire étranger. « La plupart de ses portraits sont perçus comme des autoportraits », remarque Stéphanie D&#8217;Alessandro. « On ne sait jamais à quoi s&#8217;en tenir avec lui ». Il se pourrait très bien par exemple, que le « Personnage méditant sur la folie » représente l&#8217;artiste en pleine méditation. À moins qu&#8217;il ne s&#8217;agisse d&#8217;une allégorie de la philosophie. Mais le terme philosophie s&#8217;applique-t-il vraiment à l&#8217;œuvre de René Magritte ? Dans le Livre X de la <i>République</i>, Platon prétend que toute œuvre d&#8217;art n&#8217;est qu&#8217;une imitation d&#8217;imitation : l&#8217;artisan reproduisant une matière n&#8217;étant elle-même que la copie d&#8217;une idée. Magritte lui, transpose la réflexion dans le domaine du langage. « L&#8217;interprétation des rêves » (1927), par exemple, allusion évident aux recherches de Sigmund Freud, dénonce l&#8217;emploi arbitraire des mots. Pourquoi le terme table ne pourrait-il pas, comme dans ladite toile, désigner une feuille ; ou bien le ciel, un sac ? A fortiori « Ceci n&#8217;est pas une pipe » soulève la même question. L&#8217;objet figuré renvoie à une réalité matérielle toute autre. On ne saurait, en effet, fumer un tableau. Dans ce cas, ceci n&#8217;est pas « Ceci n&#8217;est pas une pipe », ironise-t-on intérieurement devant « Sans titre (1928) », toile abstraite précédant l&#8217;icône mondialement connue.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: center;"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/magritte-sur-fond-gris/bpk-50-177-968/" rel="attachment wp-att-1969"><img class="size-full wp-image-1969 aligncenter" alt="BPK 50.177.968" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/08/Magritte_Interpretation-of-Dreams.jpg" width="2000" height="1392" /></a><span style="font-size: small;"><em>L&#8217;interprétation des rêves, 1927</em></span></p>
<p lang="fr-FR">La subjectivité que convoquent les œuvres de René Magritte évoque la révolution qu&#8217;opèrent, en leur temps, Emmanuel Kant et son « moi transcendantal ». Ici, aussi le sujet se veut au cœur de toute réflexion. Et en détournant le sens originel des choses, le peintre met ce dernier au défi de penser au-delà des conventions sociales, des règles syntaxiques et des lois naturelles. Parce qu&#8217;elle s&#8217;inspire d&#8217;une  illustration Larousse la tortue volante du « Joueur secret » attire immédiatement le regard. Une fois mêlée à des espèces de quilles géantes et un mannequin vêtu à la dernière mode – Magritte collaborait  avec plusieurs boutiques -, elle perd la connotation marine qu&#8217;on lui attribue instictivement. Ce décalage vaut pour le reste des toiles exposées. Nulle n&#8217;est facile d&#8217;accès. Parfois on se demande si, à force de superpositions, l&#8217;artiste n&#8217;a pas fini par se laisser prendre à son propre jeu. Le rideau tombe sur « La Durée poignardée », allégorie du temps qui cache un double portrait d&#8217;Hercule et d&#8217;une ballerine (voir, à ce sujet, ma chronique vidéo de septembre) et, à droite une citation aux accents schoppenhaueriens « &#8230;j&#8217;ai foi dans les possibilités inconnues qu&#8217;offrent la vie » (<em>La Ligne de vie</em>, 1938). Tout est dit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><b>LIRE AUSSI</b> : l&#8217;<a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/une-journee-a-lart-institute-de-chicago/" target="_blank">article</a> lié à ce compte rendu d&#8217;expo.</p>
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		<title>Dans les coulisses de l&#8217;Art Institute de Chicago</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Aug 2014 16:57:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Quelle chance de passer toute une journée dans l&#8217;enceinte d&#8217;un des plus grands musées américains. Il suffisait de demander ! 11h55 : Monroe, sur la Blue Line, est la sortie la plus proche. Je m&#8217;engage dans la rue du même nom, en direction de Millenium Park. Passés quatre « blocks », soit quatre pâtés de maison, un passage clouté [&#8230;]</p>
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<p>Quelle chance de passer toute une journée dans l&#8217;enceinte d&#8217;un des plus grands musées américains. Il suffisait de demander !<span id="more-1939"></span></p>
<p lang="fr-FR"><b>11h55</b> : Monroe, sur la Blue Line, est la sortie la plus proche. Je m&#8217;engage dans la rue du même nom, en direction de Millenium Park. Passés quatre « blocks », soit quatre pâtés de maison, un passage clouté embrasse la largeur de Michigan Avenue. Porte trapue réservée aux « <i>Staff</i> » (le personnel) et « <i>Visitors</i> ». Légère pression sur l&#8217;interphone. Aucune réponse. Seconde tentative. Sésame, ouvre-toi. Un étroit couloir en pente mène jusqu&#8217;à un agent de la sécurité. Deux registres à signer avant de rencontrer l&#8217;instigatrice de mon immersion artistique.</p>
<p lang="fr-FR"><b>11h-12h20</b> : Visite guidée de l&#8217;exposition « Magritte : The Mystery of the Ordinary » en compagnie de Stéphanie D&#8217;Alessandro. Pas un bruit alentour. À croire que les toiles du peintre belge aspirent les spectateurs un à un.</p>
<p lang="fr-FR"><b>12h20-13h</b> : Déjeuner-express au <i>Museum Café</i>. Ne pas se fier à ses airs de cantine. Chaque stand de ce self haut de gamme, sert des plats fort raffinés, du confit de canard au cabillaud poché en passant par les pommes de terres rôties et les brocolis « vapeur ». Le plus impressionnant demeure l&#8217;étalage de desserts trônant au milieu de la pièce. Liquorice-coffee (réglice-café), triple chocolate, banana-walnut (banane-noix), carrot-cumin&#8230; Vive les cup-cakes et leur glaçages en spirale ! <em>Networking</em>&#8230; Oui, à force de manger de l&#8217;anglais toute la journée, je suis condamnée à recracher des anglicismes.</p>
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/une-journee-a-lart-institute-de-chicago/img_3012/" rel="attachment wp-att-1951"><img class="size-full wp-image-1951 alignnone" alt="IMG_3012" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/08/IMG_3012.jpg" width="2592" height="1936" /></a></p>
<p><b>13h-14h</b> : Rendez-vous avec Gloria Groom, conservatrice des salles consacrées à la peinture européenne du XIXe siècle. Flashback sur notre première discussion, il y a deux ans, dans le cadre de l&#8217;exposition « L&#8217;impressionnisme et la Mode », montrée à Paris, New York et Chicago. Double bise « à la française » avec scansion de mon nom. À croire qu&#8217;elle se souvenait de moi. Suffisamment pour vouloir me présenter à l&#8217;ensemble de son équipe. <a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/limpressionnisme-et-les-americains/" target="_blank">Interview-éclair dans son bureau sur la perception du mouvement impressionniste aux États-Unis</a>. Croyant bien faire, mon interlocutrice entame une réponse en français. J&#8217;insiste pour qu&#8217;elle recoure à anglais. Elle semblait toutefois tenir à pratiquer ma langue. De mon côté, je comptais l&#8217;exploiter pour enrichir mon vocabulaire. S&#8217;ensuit un dialogue franco-anglais des plus décontractés. Visite privée de son département interrompue par la rencontre d&#8217;un « compatriote », Sylvain Bellenger, conservateur des peintures et sculptures européennes, médiévales et modernes depuis l&#8217;année 2012. L&#8217;Art Institute par-ci, l&#8217;Art Institute par là. « Vous avez vu, nous sommes les meilleurs en ceci, et les premiers à avoir effectué cela ». Un peu de retenue ! Même Rebecca Balwin, l&#8217;attaché de presse à qui je dois cette journée, n&#8217;en ferait pas autant. Sensible à la gêne qui s&#8217;instaurait, Gloria m&#8217;exhorte devant le fameux tableau « Rue de Paris, temps de pluie » (1877) de Gustave Caillebotte. Sa restauration date d&#8217;il y a trois mois à peine. Remarque quant aux murs récemment passés du gris souris à l&#8217;ardoise. Emprunt à la l&#8217;exposition Magritte dont la scénographie suscite encore des réactions mitigées. Adieux cordiaux&#8230;</p>
<p><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/une-journee-a-lart-institute-de-chicago/img_3025/" rel="attachment wp-att-1952"><img class="size-full wp-image-1952 aligncenter" alt="IMG_3025" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/08/IMG_3025.jpg" width="1936" height="2592" /></a></p>
<p><b>14h-16h</b> : &#8230; suivis d&#8217;un entretien avec Allison Langley, conservatrice assignée à la peinture moderne. Savoir prendre son mal en patience. J&#8217;aurais dû penser à cela avant de rechigner à l&#8217;idée de regarder une série de diapos. Grâce au powerpoint de ma nouvelle hôtesse, je vais pouvoir lancer ma chronique dédiée aux tableaux dissimulant une d&#8217;autres peintures (épisode 1 à paraître en septembre). Inversement, au terme de cette précieuse projection, j&#8217;étais loin d&#8217;imaginer que j&#8217;accèderais aux coulisses de l&#8217;Art Institute. C&#8217;est pourtant là que j&#8217;ai atterri, au milieu d&#8217;œuvres en cours de restauration. Cri d&#8217;effroi ! Allison s&#8217;empare nonchalamment d&#8217;une toile colorée. Ceci n&#8217;est pas une croûte, mais un Braque qui aurait pris l&#8217;eau. Ce que l&#8217;on pourrait prendre pour de la négligence ou un travail volontairement inachevé apparaît, lunettes grossissantes sur le nez, comme un accident malencontreux dont il faudra à mon guide trois semaines pour le corriger. Ce n&#8217;est rien comparé à la fresque du XIVe siècle dont l&#8217;inauguration n&#8217;aura pas lieu avant 2026. &#8220;2026 !&#8221; renchérit Allison soulignant le naturel avec lequel sa collègue vient d&#8217;évoquer son labeur. À la question « quel aspect de votre métier préférez-vous » toutes deux s&#8217;accordent à rappeler leur bagage artistique. « C&#8217;est tellement agréable, après des mois de recherches, de se retrouver nez-à-nez avec une toile. » Un conseil déguisé à  appliquer sur le champ. D&#8217;où mon retour précipité face à la<i> Toilette</i> de Berthe Morisot, mon tableau préféré à l&#8217;Art Institue de Chicago.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>ÉCOUTEZ AUSSI</strong> : l&#8217;interview de <a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/limpressionnisme-et-les-americains/" target="_blank">Gloria Groom</a> lié à cet article</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L&#8217;expo idéale #4</title>
		<link>https://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/lexpo-ideale-4/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 May 2014 09:21:33 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>&#160; VOIR AUSSI : le diaporama consacré à l&#8217;exposition.</p>
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<p>&nbsp;</p>
<p><strong>VOIR AUSSI</strong> : le <a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/category/photos/" target="_blank">diaporama</a> consacré à l&#8217;exposition.</p>
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