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	<title>MEs MOts d&#039;expos &#187; Hôtel de Caumont</title>
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		<title>Ma Marilyn</title>
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		<pubDate>Thu, 10 Nov 2016 08:32:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Après Turner, l&#8217;Hôtel de Caumont, à Aix, s&#8217;attaque à un autre monstre culturel, de toute beauté cette fois, l&#8217;étoile d&#8217;Hollywood qui s&#8217;est éteinte en 1962. J&#8217;ai nommé Marilyn Monroe. J&#8217;ai grandi bercée par la voix de Marilyn. Foin de son nom ! Elle fait pratiquement partie de la famille. Mon grand-père est le dernier à l&#8217;avoir [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Après Turner, <a href="http://www.caumont-centredart.com" target="_blank">l&#8217;Hôtel de Caumont, à Aix</a>, s&#8217;attaque à un autre monstre culturel, de toute beauté cette fois, l&#8217;étoile d&#8217;Hollywood qui s&#8217;est éteinte en 1962. J&#8217;ai nommé Marilyn Monroe.<span id="more-3439"></span></p>
<p>J&#8217;ai grandi bercée par la voix de Marilyn. Foin de son nom ! Elle fait pratiquement partie de la famille. Mon grand-père est le dernier à l&#8217;avoir interviewée, en 1960. Cet exploit, parmi tant d&#8217;autres, faillit étouffer ma vocation de journaliste. Qui suis-je, pensais-je alors, pour reprendre le flambeau ? Un flambeau que personne ne tenait particulièrement à me passer, « par dessus le marché » ? Cette expression revenait souvent dans la bouche de mon aïeul. Une tranche épaisse de son entretien fut retranscrite dans <i>Marie Claire</i>, dont il fut le patron<i>.</i> L&#8217;extrait qui revient le plus souvent sur les ondes intéresse Channel. <i>- What do you wear to bed ? &#8211; Just a few drops of N°5. </i>Je devais l&#8217;entendre, sans le savoir, au détour d&#8217;une cimaise. Or, j&#8217;aurais bien voulu me préparer psychologiquement à appréhender le rire de Georges. C&#8217;est ainsi que nous devions l&#8217;appeler. Ni grand-père, ni papy, ou pépé, mais Georges.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/Wo8UtWiYiZI" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p>Parce qu&#8217;elle traite de la relation que Marilyn entretenait avec la photographie et ses acteurs, l&#8217;exposition s&#8217;annonçait plus visuelle que sonore. Présente dans chaque salle, sa voix sert pourtant de fil conducteur. Bien sûr, « la star s&#8217;est construite par l&#8217;image ». Tel est d&#8217;ailleurs le sens premier du mot icône (d&#8217;<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">εἰκών, </span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><em>εἰκόνος</em>,</span></span></span> en grec ancien), image. Les commissaires auraient peut-être pu rappeler l&#8217;étymologie du terme, quelque part sur un mur. Histoire de renforcer leur parti-pris. Pas de quoi en faire une histoire, en tout cas. La bande son ajoute au charme d&#8217;un parcours étonnamment bien construit. Si la perspective d&#8217;une série de portraits de Marilyn laissait craindre l&#8217;indigestion ou l&#8217;ennui, la sensualité qui se dégage de chaque cliché est indéniable.</p>
<p><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/ma-marilyn/marilyn/" rel="attachment wp-att-3446"><img class="size-full wp-image-3446 aligncenter" alt="marilyn" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2016/11/marilyn.jpg" width="200" height="256" /></a></p>
<p>L&#8217;amour ne rend pas sourd, mais prétendument aveugle. Autrement dit, à ce stade, la lecture de cet article vous paraît sûrement superflue, comme si mon attachement à Marilyn devait fausser mon appréciation de l&#8217;exposition aixoise et, par là-même, discréditer mon propos. Il ne me reste plus qu&#8217;à fermer les yeux (oui, je peux taper sur mon clavier, les paupières baissées) et laisser ma mémoire auditive guider mes doigts. La belle avait juste ce qu&#8217;il faut de décibels pour séduire n&#8217;importe quelle esgourde. Elle qu&#8217;on traitait de gourde, savait parfaitement l&#8217;effet qu&#8217;elle produisait sur son public.</p>
<p>Dans la toute première salle, un extrait de la chanson <i>I Wanna Be Loved by You</i>, qui a donné son nom à l&#8217;exposition, passe en boucle. La visite se serait arrêtée là, si la commissaire n&#8217;était pas revenue chercher les journalistes figés devant l&#8217;écran géant. La grande fierté du scénographe Hubert le Gall (encore et toujours lui !) tient à la frise qui s&#8217;étire sur les quatre murs suivants. Le plus dur aura été d&#8217;y incruster des documents d&#8217;archives, telle cette interview de la secrétaire de Marilyn. La troisième étape est marquée par la répétition d&#8217;un même motif, l&#8217;archétype de la pin-up, sur un papier peint vif qui préfigure l&#8217;intervention de Warhol en fin de parcours. En toile de fond, deux morceaux de swing participent à une projection contextuelle. Le silence qui semble tout à coup régner dans la salle 4 surprend. Cependant, le bruit d&#8217;une diapositive en engendrant une autre ne tarde pas à se faire entendre. Ce tic-tic inattendu provient d&#8217;une caméra géante, plantée au milieu de la pièce, lentille vers le plafond. C&#8217;est dans cette lentille que défilent les clichés de Milton Greene. Chaque cimaise est dédiée à un photographe différent. Les uns sont devenus célèbres pour avoir immortalisé Marilyn. Les autres l&#8217;étaient déjà et méritaient seulement de braquer leur objectif sur elle.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/WQIvhotZSUw" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p>Au sommet de sa gloire, Bert Stern n&#8217;avait rien à perdre en sollicitant la star hollywoodienne, au nom de <i>Vogue</i>. Ce sont les clichés de cette dernière séance qui sont exposés au second niveau. Une séance en deux temps, puisque le magazine de mode rejeta la première pellicule où Marilyn figurait dans son plus simple appareil. Le co-commissaire Olivier Lorquin en dit plus dans le film présenté au faîte de l&#8217;escalier principal. Dans les salles, aucun bruitage ne vient court-circuiter son discours. Ce n&#8217;est qu&#8217;à hauteur de la robe noire imposée à l&#8217;actrice dans le cadre d&#8217;un second shooting que j&#8217;ai cru défaillir. Cet éclat de rires, je l&#8217;aurais reconnu entre mille. C&#8217;est celui qui résonnait dans le salon quand on parlait littérature ; celui qui emplissait la cuisine quand je brûlais un gâteau ; celui qui ponctuait les accolades fondatrices des <em></em><i>Feux de l&#8217;amour</i>, sa &#8220;sieste intellectuelle&#8221;. C&#8217;était lui ! C&#8217;était Georges ! Jojo, quand l&#8217;humeur filiale était à la provocation. Un torrent de larmes s&#8217;échappa de mes yeux. La voix de George me saisit à la gorge. J&#8217;étais incapable d&#8217;émettre aucun son.</p>
<p>La mention « Droits réservés » attira soudain mon regard. Je me souviens du jour où mon frère, dont la curiosité venait de s&#8217;éveiller, résolut d&#8217;écouter la conversation que Georges engagea avec Marilyn peu avant sa mort. Il resta assis dans le salon pendant des heures. De même, mon intérêt pour cet enregistrement ne s&#8217;est manifesté que tardivement. La proximité rend parfois plus sourd qu&#8217;aveugle. J&#8217;étais atteinte d&#8217;une sorte de presbytie affective. Du côté de ma mère, la chasse était ouverte. Je l&#8217;ai vu hésiter à prêter nos cassettes audio, entendu se plaindre de fuites sur le net (cf. plus bas), regretter d&#8217;avoir fait confiance à untel, appeler des maisons d&#8217;édition pour revendiquer des crédits oubliés&#8230; Elle était devenue, à mes yeux, la justicière de son père. C&#8217;est pourquoi ce jour-là j&#8217;ai voulu la relayer (il était temps !) en vérifiant, auprès de la commissaire Sylvie Lécallier, si je n&#8217;avais pas des hallucinations auditives, s&#8217;il s&#8217;agissait bien de l&#8217;interview georgesque, et si elle avait contacté la responsable de cet héritage familial. Confuse de son oubli, mon interlocutrice s&#8217;est immédiatement proposé d&#8217;indiquer le nom de mon aîné dans la légende adéquate. En revanche, j&#8217;apprendrais plus tard que les trois minutes sélectionnées appartiennent désormais à Channel. My mistake.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/3wfMzdlMA00" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong><span style="font-size: small;">ALERTE AU PIRATAGE : CET ENREGISTREMENT N&#8217;A RIEN À FAIRE SUR LE NET !</span></strong></span></p>
<p>Mieux vaut prévenir que guérir ? Non. Moralité : ne pas hésiter à enregistrer, quand j&#8217;y suis autorisée, les personnalités que j&#8217;interviewe. On ne sait jamais à qui ces traces audio pourraient servir&#8230;</p>
<p><strong><em>&gt; Marilyn I Wanna Be Loved By You</em>, jusqu&#8217;au 1er mai. Caumont Centre d&#8217;art, Aix-en-Provence. </strong></p>
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		<title>Avis sur les lavis de Canaletto</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Apr 2015 09:17:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Dans cet extrait, Dr. Bozèna Anna Kowalczyk explique pourquoi et comment elle a attribué quatre toiles  (quid de la cinquième ?) à Canaletto, à savoir Caprice avec ruines romaines (vers1720-1721, collection particulière) ; Venise, San Pietro di Castello ; Venise le Grand Canal avec l&#8217;église San Geremia, le palais Labia et l&#8217;accès au Cannargio (1736-1760, The National Gallery, Londres) [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR">Dans cet extrait, Dr. Bozèna Anna Kowalczyk explique pourquoi et comment elle a attribué quatre toiles  (quid de la cinquième ?) à Canaletto, à savoir<i> Caprice avec ruines romaines</i> (vers1720-1721, collection particulière) ; <i>Venise, San Pietro di Castello</i> ; <i>Venise le Grand Canal avec l&#8217;église San Geremia, le palais Labia et l&#8217;accès au Cannargio</i> (1736-1760, The National Gallery, Londres) ; ainsi que <i>Caprice avec une église sur une colline</i> (1755-1760, collection particulière). Et cette spécialiste de la peinture vénitienne au XVIIIe siècle de confirmer la continuité entre les huiles sur toiles et les aquarelles tardives de Canaletto.</p>
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<p lang="fr-FR">
<p lang="fr-FR"><strong>À LIRE AUSSI</strong> : l&#8217;<a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/canaletto-entre-venise-et-londres/" target="_blank">article</a> lié à cet enregistrement</p>
<p lang="fr-FR">
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		<title>Canaletto entre Venise et Londres</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Apr 2015 09:16:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>Et Aix ! À l&#8217;occasion de sa (ré-)ouverture, l&#8217;Hôtel de Caumont consacre une exposition au maître vénitien. &#160; Né et mort à Venise, il semblait naturel que Giovanni Antonio, dit Canaletto (1697-1768) jouât, de son pinceau, le rôle d&#8217;ambassadeur auprès des étrangers de passage en Italie. Si le XVIIIe lui doit force de vedute (genre [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR">Et Aix ! À l&#8217;occasion de sa (ré-)ouverture, l&#8217;Hôtel de Caumont consacre une exposition au maître vénitien.<span id="more-2648"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Né et mort à Venise, il semblait naturel que Giovanni Antonio, dit Canaletto (1697-1768) jouât, de son pinceau, le rôle d&#8217;ambassadeur auprès des étrangers de passage en Italie. Si le XVIIIe lui doit force de <i>vedute</i> (genre pictural soulignant la perspective de panoramas urbains), la ville d&#8217;Aix-en-Provence est la première à regrouper aujourd&#8217;hui les toiles de sa période anglaise. Une initiative qui remet en question le réalisme souvent imputé au peintre. Comment pouvait-il représenter avec précision un paysage qu&#8217;il n&#8217;avait pas en face de lui ? À Londres, quand on ne lui commande pas de châteaux, il rêve de Venise. De là bon nombre de caprices. Nulle allusion ici à la cyclothymie de l&#8217;artiste, mais à une forme de<i> </i>représentations partiellement imaginaires. Ainsi, la Provence devient, le temps d&#8217;une exposition, le point de rencontre de l&#8217;Angleterre et de l&#8217;Italie. Voilà le triangle qui prélude à l&#8217;ouverture et l&#8217;activité du nouvel <a href="http://www.caumont-centredart.com/" target="_blank">Hôtel de Caumont</a>, cet ancien conservatoire de musique désormais reconverti en centre d&#8217;art.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><b>Venise pour les Anglais </b></p>
<p lang="fr-FR">Tel père tel fils. Apprenti décorateur de théâtre aux côtés de son père, à Rome, Canaletto (1687-171768) s&#8217;affirme, dès son retour à Venise, en 1721, en tant que vedutiste. Sa réputation repose sur son sens de la précision et son traitement de la lumière. Deux qualités qui lui valent de peindre sa ville natale pour les touristes britanniques. Parmi ses commanditaires, le banquier et collectionneur, Joseph Smith &#8211; futur consul anglais à Venise – lui commanda treize dessus-de-porte représentant des monuments d&#8217;inspiration palladienne, dont<i> le Pont du Rialto selon le projet de Palladio</i> (1744, prêt de Sa Majesté la Reine Élisabeth II, Londres), présent dans l&#8217;exposition. À cette époque, l&#8217;Angleterre vouait, en effet, une admiration sans borne à Andrea Palladio (1508-1580), théoricien de la Renaissance italienne perpétuant le style antique.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: center;"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/canaletto-entre-venise-et-londres/canaletto-1/" rel="attachment wp-att-2650"><img class="size-full wp-image-2650 aligncenter" alt="canaletto-1" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/04/canaletto-1.jpg" width="669" height="463" /></a><span style="font-size: small;"><i>Pont du Rialto selon le projet de Palladio</i></span></p>
<p lang="fr-FR">Dès la troisième étape du parcours, certaines œuvres évoquent la technique du lavis. Les personnages se résument parfois à deux taches de couleurs, marquant la division entre ombre et lumière sur le visage. On imagine l&#8217;artiste déposant la pointe de son pinceau délicatement sur chaque ovale, dans l&#8217;espoir que la peinture se répartisse équitablement sur la toile. Tributaire des caprices de la matière, tout aquarelliste prend le même risque, en un sens. Pourtant, le terme de <i>capriccio</i> en arts plastiques semble plutôt renvoyer aux infidélités de la mémoire, voire aux humeurs d&#8217;un artiste enclin à modifier la réalité. Dans ces conditions, la peinture à l&#8217;eau se présente comme un moyen pour l&#8217;artiste d&#8217;attiser son imagination.</p>
<p> <audio class="wp-audio-shortcode" id="audio-2648-2" preload="none" style="width: 100%" controls="controls"><source type="audio/mpeg" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/04/Canaletto.mp3" /><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/04/Canaletto.mp3">http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/04/Canaletto.mp3</a></audio></p>
<p lang="fr-FR"><b>L&#8217;Angleterre en Angleterre </b></p>
<p lang="fr-FR">Ce parallèle technique trahit également la proximité qu&#8217;entretenait Canaletto avec l&#8217;Angleterre. Le maître vénitien s&#8217;installe à Londres en 1746. Là, il multiplie les aquarelles, diluant littéralement les détails qui ont forgé sa renommée. Soucieux de recenser leurs biens, certains propriétaires anglais le prient de bien vouloir peindre leur demeure. D&#8217;où les tableaux <em>Alnwick Castel</em> (collection du Duc de Northumberland), et <em>Warwick Castle</em> (Birmingham Museums). Fort d&#8217;un prêt exceptionnel, l&#8217;Hôtel de Caumont réunit deux vues sur la Tamise, probablement conçues comme une paire. Une première ! <i>Londres, la City vue de la terrasse de Somerset House</i> (The Courtauld Gallery, Londres) et <i>Londres, la Cité de Westminster vue de la proximité du York Watergate</i> (Yale Center for British Art). Avant de quitter l&#8217;Angleterre, en 1755, Canaletto cède pourtant à l&#8217;appel des caprices (encore et toujours!). Il fusionne motifs antiques, modèles palladiens, et souvenirs vénitiens, dont le caractère vaporeux donne l&#8217;impression d&#8217;un rêve. Impression que prolonge l&#8217;exposition du Centre d&#8217;art d&#8217;Aix-en-Provence, tant son nouvel écrin est féérique.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/canaletto-entre-venise-et-londres/canaletto-2/" rel="attachment wp-att-2651"><img class="size-full wp-image-2651" alt="canaletto-2" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/04/canaletto-2.jpg" width="2000" height="1227" /></a><em>Warwick Castle</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><strong><em>&#8220;Canaletto &#8211; Rome, Londres, Venise&#8221;, du 6 mai au 13 septembre. Caumont Centre d&#8217;art, Aix-en-Provence.</em></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR"><b>À VOIR AUSSI</b> : L&#8217;exposition s&#8217;accompagne d&#8217;une installation immersive signée Gianfranco Iannuzzi, qui revisite l&#8217;oeuvre de Canaletto en la plongeant dans un contexte qui aurait très bien pu être le sien au moment où il peignait les vues de Venise.</p>
<p lang="fr-FR">
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