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	<title>MEs MOts d&#039;expos &#187; Anish Kapoor</title>
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		<title>Instragram, support et/ou vitrine de l&#8217;art  ?</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Aug 2016 14:01:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>L&#8217;application, lancée en 2010, serait-elle le reflet de ce que le marché de l&#8217;art a à proposer de nos jours, ou bien une fabrique d&#8217;artistes d&#8217;un tout nouveau calibre ? Am stram gram pic et pic et colégram&#8230; Instagram. #expo #art #musee #painting&#8230; Quel que soit le mot-clé tapé, le résultat de la recherche reste incertain. [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;">L&#8217;application, lancée en 2010, serait-elle le reflet de ce que le marché de l&#8217;art a à proposer de nos jours, ou bien une fabrique d&#8217;artistes d&#8217;un tout nouveau calibre ?<span id="more-3380"></span></span></span></p>
<p lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;">Am stram gram pic et pic et colégram&#8230; Instagram. #expo #art #musee #painting&#8230; Quel que soit le mot-clé tapé, le résultat de la recherche reste incertain. L&#8217;aléatoire a quelque charme pourtant, surtout dans le cadre d&#8217;un laboratoire. C&#8217;est ainsi que l&#8217;on pourrait voir Instagram dans le monde de l&#8217;art. L&#8217;application, qui permet à l&#8217;origine de partager photos et vidéos, est devenue, en quelques années, un support esthétique à part entière, faisant de ses utilisateurs des artistes en puissance. De là de nouveaux enjeux éthiques, qu&#8217;il s&#8217;agirait peut-être de redéfinir&#8230; </span></span></p>
<p lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;"><b>Instagram, vitrine de l&#8217;art par défaut </b></span></span></p>
<p lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;"> Conçue pour accueillir photos et vidéos, l&#8217;application semblait prédestinée, par sa nature même, à rejoindre le huitième art. Pourtant, galeries, artistes, et musées ont tardé à l&#8217;utiliser. D&#8217;où la disparité des œuvres postées, à savoir exposées en ligne. </span></span></p>
<p lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;"> Sur ses 550 millions d&#8217;utilisateurs (dernières données en date), combien d&#8217;artistes ou graines d&#8217;artiste compte Instagram ? Telle est la question, dont le service de communication n&#8217;a pas la réponse. Comment ? Il n&#8217;existe pas de logiciel interne capable de recenser certains profils ? Non. </span></span></p>
<p lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;"> Partons cependant du principe que les musées ont tous, ou presque, fini par se créer un compte, devenant ainsi l&#8217;objet d&#8217;une mise en abyme. Des galeries dans une galerie sans fond, avec un potentiel de visibilité croissant. Le Louvre, Orsay, Perrotin&#8230; plus personne n&#8217;échappe à la griffe, aux griffes d&#8217;Instagram, qui bourre et bourre et rata&#8230; tine les réseaux sociaux concurrents&#8230; Plus besoin de se connecter à Facebook ou Twitter. Instagram fait d&#8217;une pierre un, deux, voire trois ou quatre coups. L&#8217;option « Publier », qui survient à la fin du processus d&#8217;édition, propose de partager n&#8217;importe quelle image sur d&#8217;autres plateformes virtuelles (Tumblr, Flickr), à des fins personnelles ou professionnelles. </span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;"> Qui se cache derrière les posts de @gagosiangallery, @simonleegallery&#8230; ? Le marchand d&#8217;art en personne ? Son stagiaire ou, selon ses ressources, un community manager employé dans le seul but de promouvoir une programmation en cours et à venir ? Dans le cadre de cette dernière fonction, Instagram apparaît, certes, comme un précieux outil de communication. De là les opérations dernièrement lancées par les musées, parmi lesquelles #emptylouvre (ouverture de des portes rien que pour les Instagrammers) ou #MuseumInstaSwap (après avoir été nommés &#8220;les 10 meilleurs musées de Londres sur Instagram&#8221; par la rédaction du Londonist, le <a href="http://www.britishmuseum.org/" target="_blank">British Museum</a>, le <a href="https://designmuseum.org/" target="_blank">Musée du Design</a>, le <a href="http://www.vam.ac.uk/" target="_blank">V&amp;A</a>, le <a href="http://www.sciencemuseum.org.uk/" target="_blank">Musée des Sciences</a>, la <a href="https://wellcomecollection.org/" target="_blank">Wellcome Collection</a>, le <a href="http://www.nhm.ac.uk/" target="_blank">Musée d&#8217;Histoire Naturelle</a>, le <a href="http://www.horniman.ac.uk/" target="_blank">Musée et Jardins Hornimans</a>, l&#8217;<a href="http://www.iwm.org.uk/" target="_blank">Imperial War Museums</a>, le <a href="http://www.ltmuseum.co.uk/" target="_blank">Musée des Transports de Londres</a>, et le <a href="http://www.rmg.co.uk/" target="_blank">Royal Museums de Greenwich</a> se sont engagés, le temps d&#8217;un weekend, à publier deux par deux, sous forme de montages, des photos de leurs collections). Entre les # (hashtags) et les @ (arobases), on s&#8217;y perd. Les profils d&#8217;une même entité se démultiplient à l&#8217;infini. Doublons, triplons la mise&#8230; Dans cette culture de la surenchère, propre à notre chère et pas tendre société de surconsommation, qui dit mieux ?</span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/instragram-support-etou-vitrine-de-lart/capture-decran-2016-08-18-a-15-46-45/" rel="attachment wp-att-3382"><img class="size-full wp-image-3382 aligncenter" alt="Capture d’écran 2016-08-18 à 15.46.45" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2016/08/Capture-d’écran-2016-08-18-à-15.46.45.png" width="684" height="476" /></a> </span></span></p>
<p lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;"> Certains artistes, qui utilisent aussi Instagram comme galerie, possèdent différents comptes. Tel est le cas d&#8217;Anish Kapoor. Sur @anish.kapoor, le plasticien indo-britannique reporte les photos de ses dernières œuvres avec pour légende unique « #anishkapoor #art #contemporaryart », laissant le soin à ses abonnés d&#8217;exprimer, en dessous, leur opinion. Les clichés postés sur son @dirty_corner (alias <em>Le Vagin de la Reine</em>, dans sa forme sculpturale, trompe en acier de 60 mètres, plantée au cœur la Fabbrica del vapor à Milan, en 2011) apparaissent, quant à eux, comme des œuvres à part entière, sans titre. Le nom de cet espace virtuel évoque moins une poubelle où l&#8217;artiste se débarrasserait de ses ratés, que la matérialité d&#8217;une salle d&#8217;exposition tenue par quatre murs, un sol, et un plafond. En ce sens, le « coin sale », ou sale coin, de Kapoor doit s&#8217;appréhender comme une pseudo-galerie, réservée à des photographies de nature expérimentale. D&#8217;ailleurs, ces photos sont-elles qualifiées d&#8217;œuvres en raison de leur qualité plastique, ou bien parce qu&#8217;elles sont signées d&#8217;un artiste de renommée internationale ?</span></span></p>
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/instragram-support-etou-vitrine-de-lart/capture-decran-2016-08-18-a-15-48-32/" rel="attachment wp-att-3383"><img class="size-full wp-image-3383 aligncenter" alt="Capture d’écran 2016-08-18 à 15.48.32" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2016/08/Capture-d’écran-2016-08-18-à-15.48.32.png" width="720" height="385" /></a></p>
<p lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;"><b>Un nouveau matériau à exposer </b></span></span></p>
<p lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;">Si les clichés de stars rayonnant dans la profession ont plus de chance d&#8217;être estampillés chefs-d&#8217;œuvre, Instagram se veut une application user-friendly, au sens où elle doit rendre, par ses fonctionnalités, l&#8217;art de la photographie accessible à tout un chacun.</span></span></p>
<p lang="fr-FR"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;">L&#8217;application puise sa force dans un éventail de filtres, qui donnent à l&#8217;utilisateur lambda l&#8217;impression de maîtriser la photo. Photographiez une bouteille d&#8217;eau sans intérêt, activez l&#8217;effet sépia, et le tour est joué ! En quête d&#8217;une reconnaissance complète, d&#8217;aucuns se voient alors contraints de signaler la beauté « naturelle » de leur clichés par la mention #sansfiltre / #nofilter. Rendons à ces as, ce qui est à ces as. Tout le mérite reviendrait à leur sens inné du cadrage, et non à de vulgaires artifices. C&#8217;est de bonne guerre, quoique l&#8217;art en général regorge de techniques, de styles différents. Picasso a traversé une phase bleue, avant de voir la vie en rose. Si les filtres se déclinent comme autant de couleurs sur la palette d&#8217;un peintre, Instagram se veut une pépinière d&#8217;artistes potentiellement dignes d&#8217;être exposés. </span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;">Pourquoi pas ? Cette année, l&#8217;application a franchi un cap et proposé à </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;">25 instagrammeurs – orthographe à la française, pour changer – d&#8217;exposer leur vision de Paris. Où ? À la galerie Sparts, dans le 6ème arrondissement. Quand ? C&#8217;était du 1er au 4 juillet.</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;"> Parmi les talents sélectionnés se trouvait</span></span> <span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;">Lucille Clerc</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;">, auteur d&#8217;un des dessins les plus relayés après l&#8217;attentat contre Charlie Hebdo. Comment distinguer les bons des mauvais Instartistes ? Qui juge de leur talent ?</span></span></p>
<p><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/instragram-support-etou-vitrine-de-lart/capture-decran-2016-08-18-a-15-50-18/" rel="attachment wp-att-3384"><img class="size-full wp-image-3384 aligncenter" alt="Capture d’écran 2016-08-18 à 15.50.18" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2016/08/Capture-d’écran-2016-08-18-à-15.50.18.png" width="345" height="347" /></a></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;"><b>Du like à l&#8217;arnaque</b></span></span></p>
<p align="LEFT"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;">Instagram démocratise autant la pratique que la critique de la photo. L&#8217;essor des réseaux sociaux s&#8217;assortit de la culture du « like ». Tout le monde peut donner son avis, à tout à moment, au vu de tous. Un pouce vers le haut. Un pouce vers le bas (</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;"><i>pollice verso</i></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;">, en latin), sur Facebook. C&#8217;est par ce geste que les empereurs ordonnaient la mise à mort d&#8217;un gladiateur vaincu. Un cœur, sur Instagram. Les symboles standardisent l&#8217;opinion. Oui. Non. On enchaîne. En ligne, la note est synonyme de cote. Plus un compte a d&#8217;abonnés, plus il a de chance, ainsi que la personne qui l&#8217;a crée, de devenir célèbre. De même, plus une photo reçoit de commentaires, de préférence positifs, plus elle circule sur la toile, avant d&#8217;être accrochée, comble du succès, telle une toile, dans une galerie. </span></span><span style="font-size: large;">Si tous les abonnés – moi y compris – sont des artistes et des critiques de plus ou moins bas étage, Instagram devient un collectif, une communauté dont les membres sont susceptibles d&#8217;être plagiés.</span></p>
<p><span style="font-size: large;">En tant que support d&#8217;une expression qu&#8217;on est libre de qualifier d&#8217;artistique ou non, Instagram subit les mêmes dérives que les arts, qu&#8217;il s&#8217;agisse de la littérature, de la musique, ou de la peinture. En </span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: large;">mai 2015, un certain </span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: large;">Richard Prince </span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: large;">a sélectionné 37 photos sur Instagram et opéré autant de captures d&#8217;écran afin de les revendre ensuite à la FRIEZE Art Fair de New York. L&#8217;un </span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: large;">de ses &#8220;chefs-d&#8217;œuvre&#8221;</span></span><em><span style="color: #222222;"><span style="font-size: large;">, </span></span></em><span style="font-size: large;">inspiré / emprunté à Doe Deere</span><em><span style="font-size: large;"> (@doedeere), </span></em><span style="color: #222222;"><span style="font-size: large;">a été vendu à non moins de 90 000 dollars. Une belle somme dont l&#8217;Instagrammeuse ne verra jamais la couleur. Vert. De rage. Celle-ci</span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: large;"> a </span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: large;">d’ailleurs notifié à ses 328 000 followers qu’elle n’avait jamais donné son feu, vert (encore !), pour que Mr. Prince lui &#8220;vole&#8221; </span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: large;">son cliché (le larcin n&#8217;en serait plus un avec son approbation). </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: large;">Ultime pied de nez : le cyber-faussaire a intitulé sa dernière exposition </span></span><em><span style="color: #222222;"><span style="font-size: large;">« </span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: large;"><em>Original »</em>. </span></span></em><span style="color: #222222;"><span style="font-size: large;">En somme,</span></span><em><span style="color: #222222;"><span style="font-size: large;"> </span></span></em><span style="color: #222222;"><span style="font-size: large;">Cet incident accuse un vide juridique à l&#8217;endroit des Instartistes.</span></span><span style="color: #222222;"><span style="font-size: large;"> </span></span></p>
<p><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/instragram-support-etou-vitrine-de-lart/capture-decran-2016-08-18-a-15-51-19/" rel="attachment wp-att-3385"><img class="size-full wp-image-3385 aligncenter" alt="Capture d’écran 2016-08-18 à 15.51.19" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2016/08/Capture-d’écran-2016-08-18-à-15.51.19.png" width="635" height="341" /></a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="https://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/instragram-support-etou-vitrine-de-lart/">Instragram, support et/ou vitrine de l&#8217;art  ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://www.mesmotsdexpos.com/wordpress">MEs MOts d&#039;expos</a>.</p>
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