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	<title>MEs MOts d&#039;expos &#187; portraits</title>
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		<title>Bozar à double face</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Mar 2015 18:35:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Elles traitent d&#8217;époques différentes, de techniques différentes, dans des proportions et des scénographies différentes. Et pourtant, les nouvelles expositions du BOZAR de Bruxelles peuvent se lire comme les deux chapitres d&#8217;un seul et même livre. Ne partagent-elles pas la même affiche ? Fendue en deux comme les atouts de certains jeux de cartes. Leur point [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR" style="text-align: left;" align="CENTER"><span style="line-height: 1.5;">Elles traitent d&#8217;époques différentes, de techniques différentes, dans des proportions et des scénographies différentes. <span id="more-2591"></span>Et pourtant, les nouvelles expositions du <a href="www.bozar.be" target="_blank">BOZAR de Bruxelles</a> peuvent se lire comme les deux chapitres d&#8217;un seul et même livre. Ne partagent-elles pas la même affiche ? Fendue en deux comme les atouts de certains jeux de cartes. Leur point commun : l&#8217;art du portrait. Du XIVe au XVIe siècle, aux Pays-Bas, pour </span><i style="line-height: 1.5;">Faces Then </i><span style="line-height: 1.5;">; de nos jours, en Europe, pour </span><i style="line-height: 1.5;">Faces Now</i><span style="line-height: 1.5;">. On est tenté de commencer la visite à droite de l&#8217;escalier principal, dans l&#8217;ordre chronologique, alors que le sens du parcours importe peu. Or le meilleur moyen de résister à une tentation, c&#8217;est&#8230;</span></p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: left;"><b>Et alors ?</b></p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: left;">Une lumière tamisée éclaire des cimaises de couleurs. Question de conservation. Bleu, rouge, ocre&#8230;. La palette royale par excellence car, au XIVe siècle, le portrait se voulait l&#8217;apanage des saints et des souverains. Ce n&#8217;est qu&#8217;au XVIe siècle que les Pays-Bas, décor de cette première partie, ouvrent le genre à la bourgeoisie. Démocratisation qui s&#8217;accompagne d&#8217;une véritable stylisation. Aux fonds unis, austères, se substituent progressivement des paysages luxuriants, reflets d&#8217;humeurs diverses. La confrontation du <i>Portrait d&#8217;un homme vu de profil</i> (1513) de Quentin Metsys et de l&#8217;<i>Autoportrait</i> (1530-40) de Simon Bening, par exemple, illustre bien cette double évolution. Dans le premier tableau, le profil de Cosimo di Giovanni de&#8217; Medici, à moins qu&#8217;il ne s&#8217;agisse du duc Philippe le Hardi &#8211; les historiens hésitent encore -, se découpe sur un aplat blanc. Le second arbore au contraire une nature verdoyante à l&#8217;arrière plan. Dans la salle suivante trône une large borne bordeaux, canapé circulaire caractéristique de l&#8217;époque étudiée. Ainsi se poursuit notre voyage dans le temps. La psychologie des modèles ressort au fil des toiles accrochées, comme en témoigne le <i>Portrait d&#8217;un homme barbu au béret noir</i> (vers 1530). Les mains du personnage attirent immédiatement le regard. L&#8217;une ajuste son couvre-chef ; l&#8217;autre, détient une bourse lourde de pièces d&#8217;or. L&#8217;artiste, Ambrosius Benson, aurait été contraint de les repeindre à la demande du propriétaire, sûrement soucieux d&#8217;inspirer le respect. La tendance est lancée : d&#8217;un réalisme pur et dur, dictant aux portraitistes de figurer l&#8217;homme conformément à l&#8217;apparence qu&#8217;a voulu lui donner Dieu, c&#8217;est-à-dire en respectant les dess(e)ins de la Création, on passe à des représentations idéalistes. A cet égard, <i>L&#8217;Autoportrait</i> (1558) d&#8217;Anthonis Mor, est une référence pertinente. L&#8217;artiste met tout en oeuvre pour se mettre en valeur. Vêtu d&#8217;un élégant costume, il fixe le spectateur avec assurance comme pour revendiquer son statut de peintre érudit. Le poème en grec qui surmonte sa palette conclut « Mor&#8230; parle ». Et pour cause, on le dirait prêt à dérouler un discours. Aussi le portrait, vecteur d&#8217;un individualisme croisssant, est-il progressivement devenu une forme de levier social.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: center;"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/bozar-double-face/faces-1/" rel="attachment wp-att-2592"><img class="size-full wp-image-2592 aligncenter" alt="faces-1" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/03/faces-1.png" width="397" height="517" /></a><em>Simon Bening, Autoportrait à l&#8217;âge de 75 ans, 1558</em></p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: left;"><b>Et maintenant ?</b></p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: left;">Changement d&#8217;échelle, de siècle, de lumière, et surtout de support. <i>Faces Now</i> s&#8217;étire sur sept salles aux murs immaculés. Adieu gravures et huiles sur toiles, ici la photographie est à l&#8217;honneur, soit trente-deux artistes ayant contribué au renouvellement de l&#8217;art du portrait, en Europe &#8211; et non plus seulement aux Pays-Bas &#8211; au cours de ces deux dernières décennies. Les clichés sélectionnés se déclinent cette fois-ci en séries. Plutôt qu&#8217;une rupture, ces flagrantes différences ménagent une relative continuité avec l&#8217;exposition précédente. Les références à la Renaissance sont omniprésentes. Du bourgeois figé, la sphère du portrait s&#8217;est élargie aux passants, quoique l&#8217;attitude de certains évoque le hiératisme recherché par les peintres classiques. Debout, de trois-quarts, la Simone Veil de Christian Courrèges adopte la pose d&#8217;un conquérant des anciens temps. Les paysages en toile de fond s&#8217;urbanisent. Denis Darzacq braque son objectif sur des motards tandis que Boris Mickailov va à la rencontre des sans-abris ukrainiens. L&#8217;exploitation de la rue comme décor ou studio pose aussi la question du consentement. Si la noblesse du XVIè demandait à être portraiturée, de nos jours, il arrive très souvent que l&#8217;on soit photographié à son insu. C&#8217;est le cas des inconnus ciblés par Beat Streuli ou de Luc Delahaye. Parmi les volontaires, en revanche, certains contribuent activement à la mise en scène d&#8217;un cliché. Thomas Struth, par exemple, donne carte blanche aux familles qu&#8217;il sollicite. Cette liberté surprend : traditionnellement c&#8217;est l&#8217;artiste qui façonne son modèle.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: center;"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/bozar-double-face/faces-2/" rel="attachment wp-att-2593"><img class="size-full wp-image-2593 aligncenter" alt="faces-2" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/03/faces-2.png" width="437" height="304" /></a><span style="font-size: small;"><em>Beat Streuli, Bruxelles, 2007</em></span></p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: left;">Ainsi, dans cette exposition, chaque clin d&#8217;oeil au passé nourrit une quête d&#8217;identité nouvelle, non plus celle d&#8217;une classe, d&#8217;une nation, mais bien celle d&#8217;une communauté unie dans la diversité. N&#8217;est-ce pas le propre de l&#8217;Union européenne, berceau des clichés présentés ? Enfin, dans ce jeu de miroirs et d&#8217;échos, le spectateur joue un rôle primordial. C&#8217;est à travers son regard que le portrait prend sens, prend vie. Encore faut-il que la contemplation soit consentie. Au Bozar, où <i>Faces Then</i> et <i>Faces Now</i> dialogueront jusqu&#8217;au 17 mai. A bons entendeurs-lecteurs&#8230;</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: left;"><em><strong> <span style="line-height: 1.5;">&#8220;Faces then / Faces now&#8221;, du 6 février au 17 mai, Bozar de Bruxelles. </span></strong></em></p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: left;">
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