<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>MEs MOts d&#039;expos &#187; Marilyn Monroe</title>
	<atom:link href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/tag/marilyn-monroe/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 13 Apr 2020 09:48:08 +0000</lastBuildDate>
	<language>en-US</language>
		<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
		<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=3.8.41</generator>
	<item>
		<title>Ma Marilyn</title>
		<link>http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/ma-marilyn/</link>
		<comments>http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/ma-marilyn/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2016 08:32:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[EDITO]]></category>
		<category><![CDATA[EXPOS]]></category>
		<category><![CDATA[Hexago]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Caumont Centre d'art]]></category>
		<category><![CDATA[dernière interview de Marilyn Monroe]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Belmont]]></category>
		<category><![CDATA[Hôtel de Caumont]]></category>
		<category><![CDATA[Marilyn Monroe]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/?p=3439</guid>
		<description><![CDATA[<p>Après Turner, l&#8217;Hôtel de Caumont, à Aix, s&#8217;attaque à un autre monstre culturel, de toute beauté cette fois, l&#8217;étoile d&#8217;Hollywood qui s&#8217;est éteinte en 1962. J&#8217;ai nommé Marilyn Monroe. J&#8217;ai grandi bercée par la voix de Marilyn. Foin de son nom ! Elle fait pratiquement partie de la famille. Mon grand-père est le dernier à l&#8217;avoir [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/ma-marilyn/">Ma Marilyn</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress">MEs MOts d&#039;expos</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Après Turner, <a href="http://www.caumont-centredart.com" target="_blank">l&#8217;Hôtel de Caumont, à Aix</a>, s&#8217;attaque à un autre monstre culturel, de toute beauté cette fois, l&#8217;étoile d&#8217;Hollywood qui s&#8217;est éteinte en 1962. J&#8217;ai nommé Marilyn Monroe.<span id="more-3439"></span></p>
<p>J&#8217;ai grandi bercée par la voix de Marilyn. Foin de son nom ! Elle fait pratiquement partie de la famille. Mon grand-père est le dernier à l&#8217;avoir interviewée, en 1960. Cet exploit, parmi tant d&#8217;autres, faillit étouffer ma vocation de journaliste. Qui suis-je, pensais-je alors, pour reprendre le flambeau ? Un flambeau que personne ne tenait particulièrement à me passer, « par dessus le marché » ? Cette expression revenait souvent dans la bouche de mon aïeul. Une tranche épaisse de son entretien fut retranscrite dans <i>Marie Claire</i>, dont il fut le patron<i>.</i> L&#8217;extrait qui revient le plus souvent sur les ondes intéresse Channel. <i>- What do you wear to bed ? &#8211; Just a few drops of N°5. </i>Je devais l&#8217;entendre, sans le savoir, au détour d&#8217;une cimaise. Or, j&#8217;aurais bien voulu me préparer psychologiquement à appréhender le rire de Georges. C&#8217;est ainsi que nous devions l&#8217;appeler. Ni grand-père, ni papy, ou pépé, mais Georges.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/Wo8UtWiYiZI" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p>Parce qu&#8217;elle traite de la relation que Marilyn entretenait avec la photographie et ses acteurs, l&#8217;exposition s&#8217;annonçait plus visuelle que sonore. Présente dans chaque salle, sa voix sert pourtant de fil conducteur. Bien sûr, « la star s&#8217;est construite par l&#8217;image ». Tel est d&#8217;ailleurs le sens premier du mot icône (d&#8217;<span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><em><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">εἰκών, </span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><em>εἰκόνος</em>,</span></span></span> en grec ancien), image. Les commissaires auraient peut-être pu rappeler l&#8217;étymologie du terme, quelque part sur un mur. Histoire de renforcer leur parti-pris. Pas de quoi en faire une histoire, en tout cas. La bande son ajoute au charme d&#8217;un parcours étonnamment bien construit. Si la perspective d&#8217;une série de portraits de Marilyn laissait craindre l&#8217;indigestion ou l&#8217;ennui, la sensualité qui se dégage de chaque cliché est indéniable.</p>
<p><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/ma-marilyn/marilyn/" rel="attachment wp-att-3446"><img class="size-full wp-image-3446 aligncenter" alt="marilyn" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2016/11/marilyn.jpg" width="200" height="256" /></a></p>
<p>L&#8217;amour ne rend pas sourd, mais prétendument aveugle. Autrement dit, à ce stade, la lecture de cet article vous paraît sûrement superflue, comme si mon attachement à Marilyn devait fausser mon appréciation de l&#8217;exposition aixoise et, par là-même, discréditer mon propos. Il ne me reste plus qu&#8217;à fermer les yeux (oui, je peux taper sur mon clavier, les paupières baissées) et laisser ma mémoire auditive guider mes doigts. La belle avait juste ce qu&#8217;il faut de décibels pour séduire n&#8217;importe quelle esgourde. Elle qu&#8217;on traitait de gourde, savait parfaitement l&#8217;effet qu&#8217;elle produisait sur son public.</p>
<p>Dans la toute première salle, un extrait de la chanson <i>I Wanna Be Loved by You</i>, qui a donné son nom à l&#8217;exposition, passe en boucle. La visite se serait arrêtée là, si la commissaire n&#8217;était pas revenue chercher les journalistes figés devant l&#8217;écran géant. La grande fierté du scénographe Hubert le Gall (encore et toujours lui !) tient à la frise qui s&#8217;étire sur les quatre murs suivants. Le plus dur aura été d&#8217;y incruster des documents d&#8217;archives, telle cette interview de la secrétaire de Marilyn. La troisième étape est marquée par la répétition d&#8217;un même motif, l&#8217;archétype de la pin-up, sur un papier peint vif qui préfigure l&#8217;intervention de Warhol en fin de parcours. En toile de fond, deux morceaux de swing participent à une projection contextuelle. Le silence qui semble tout à coup régner dans la salle 4 surprend. Cependant, le bruit d&#8217;une diapositive en engendrant une autre ne tarde pas à se faire entendre. Ce tic-tic inattendu provient d&#8217;une caméra géante, plantée au milieu de la pièce, lentille vers le plafond. C&#8217;est dans cette lentille que défilent les clichés de Milton Greene. Chaque cimaise est dédiée à un photographe différent. Les uns sont devenus célèbres pour avoir immortalisé Marilyn. Les autres l&#8217;étaient déjà et méritaient seulement de braquer leur objectif sur elle.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/WQIvhotZSUw" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p>Au sommet de sa gloire, Bert Stern n&#8217;avait rien à perdre en sollicitant la star hollywoodienne, au nom de <i>Vogue</i>. Ce sont les clichés de cette dernière séance qui sont exposés au second niveau. Une séance en deux temps, puisque le magazine de mode rejeta la première pellicule où Marilyn figurait dans son plus simple appareil. Le co-commissaire Olivier Lorquin en dit plus dans le film présenté au faîte de l&#8217;escalier principal. Dans les salles, aucun bruitage ne vient court-circuiter son discours. Ce n&#8217;est qu&#8217;à hauteur de la robe noire imposée à l&#8217;actrice dans le cadre d&#8217;un second shooting que j&#8217;ai cru défaillir. Cet éclat de rires, je l&#8217;aurais reconnu entre mille. C&#8217;est celui qui résonnait dans le salon quand on parlait littérature ; celui qui emplissait la cuisine quand je brûlais un gâteau ; celui qui ponctuait les accolades fondatrices des <em></em><i>Feux de l&#8217;amour</i>, sa &#8220;sieste intellectuelle&#8221;. C&#8217;était lui ! C&#8217;était Georges ! Jojo, quand l&#8217;humeur filiale était à la provocation. Un torrent de larmes s&#8217;échappa de mes yeux. La voix de George me saisit à la gorge. J&#8217;étais incapable d&#8217;émettre aucun son.</p>
<p>La mention « Droits réservés » attira soudain mon regard. Je me souviens du jour où mon frère, dont la curiosité venait de s&#8217;éveiller, résolut d&#8217;écouter la conversation que Georges engagea avec Marilyn peu avant sa mort. Il resta assis dans le salon pendant des heures. De même, mon intérêt pour cet enregistrement ne s&#8217;est manifesté que tardivement. La proximité rend parfois plus sourd qu&#8217;aveugle. J&#8217;étais atteinte d&#8217;une sorte de presbytie affective. Du côté de ma mère, la chasse était ouverte. Je l&#8217;ai vu hésiter à prêter nos cassettes audio, entendu se plaindre de fuites sur le net (cf. plus bas), regretter d&#8217;avoir fait confiance à untel, appeler des maisons d&#8217;édition pour revendiquer des crédits oubliés&#8230; Elle était devenue, à mes yeux, la justicière de son père. C&#8217;est pourquoi ce jour-là j&#8217;ai voulu la relayer (il était temps !) en vérifiant, auprès de la commissaire Sylvie Lécallier, si je n&#8217;avais pas des hallucinations auditives, s&#8217;il s&#8217;agissait bien de l&#8217;interview georgesque, et si elle avait contacté la responsable de cet héritage familial. Confuse de son oubli, mon interlocutrice s&#8217;est immédiatement proposé d&#8217;indiquer le nom de mon aîné dans la légende adéquate. En revanche, j&#8217;apprendrais plus tard que les trois minutes sélectionnées appartiennent désormais à Channel. My mistake.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/3wfMzdlMA00" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><strong><span style="font-size: small;">ALERTE AU PIRATAGE : CET ENREGISTREMENT N&#8217;A RIEN À FAIRE SUR LE NET !</span></strong></span></p>
<p>Mieux vaut prévenir que guérir ? Non. Moralité : ne pas hésiter à enregistrer, quand j&#8217;y suis autorisée, les personnalités que j&#8217;interviewe. On ne sait jamais à qui ces traces audio pourraient servir&#8230;</p>
<p><strong><em>&gt; Marilyn I Wanna Be Loved By You</em>, jusqu&#8217;au 1er mai. Caumont Centre d&#8217;art, Aix-en-Provence. </strong></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/ma-marilyn/">Ma Marilyn</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress">MEs MOts d&#039;expos</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/ma-marilyn/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;expo idéale #17</title>
		<link>http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/lexpo-ideale-17/</link>
		<comments>http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/lexpo-ideale-17/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2015 07:50:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[EDITO]]></category>
		<category><![CDATA[JOURNAUX]]></category>
		<category><![CDATA[Auguste Rodin]]></category>
		<category><![CDATA[Fond Hélène&Édouard Leclerc]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie Chevalier]]></category>
		<category><![CDATA[Galerie Samarcande]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Monory]]></category>
		<category><![CDATA[Marilyn Monroe]]></category>
		<category><![CDATA[musée Cognacq-Jay]]></category>
		<category><![CDATA[musée Rodin]]></category>
		<category><![CDATA[National Gallery]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Aubagnac]]></category>
		<category><![CDATA[Rembrandt]]></category>
		<category><![CDATA[Tim Walker]]></category>
		<category><![CDATA[Xiaowen]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/?p=2451</guid>
		<description><![CDATA[<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/lexpo-ideale-17/">L&#8217;expo idéale #17</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress">MEs MOts d&#039;expos</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/lexpo-ideale-17/20140109-le-parisien/" rel="attachment wp-att-2452"><img class="alignnone size-full wp-image-2452" alt="2014:01:09 Le Parisien" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/01/20140109-Le-Parisien.png" width="634" height="396" /></a></p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/lexpo-ideale-17/">L&#8217;expo idéale #17</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress">MEs MOts d&#039;expos</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/lexpo-ideale-17/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>C&#8217;est dans la boîte !</title>
		<link>http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/cest-dans-la-boite/</link>
		<comments>http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/cest-dans-la-boite/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 18 Dec 2013 13:31:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[EDITO]]></category>
		<category><![CDATA[EXPOS]]></category>
		<category><![CDATA[Hexago]]></category>
		<category><![CDATA[André Breton]]></category>
		<category><![CDATA[Gretta Garbo]]></category>
		<category><![CDATA[Jackson Pollock]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Jeunet]]></category>
		<category><![CDATA[Joseph Cornell]]></category>
		<category><![CDATA[Juan Gris]]></category>
		<category><![CDATA[Luis Buñuel]]></category>
		<category><![CDATA[Man Ray]]></category>
		<category><![CDATA[Marilyn Monroe]]></category>
		<category><![CDATA[Matthew Affron]]></category>
		<category><![CDATA[Max Ernst]]></category>
		<category><![CDATA[musée des beaux-arts de Lyon]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Elouard]]></category>
		<category><![CDATA[Salvador Dali]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/?p=109</guid>
		<description><![CDATA[<p>Cette semaine voit l&#8217;inauguration de la première rétrospective consacrée à Joseph Cornell, depuis 1981. Un projet franco-américain que nous dévoile, après six ans de préparation, le musée des beaux-arts de Lyon. &#160; Man Ray, Breton, Dalí, Éluard&#8230; Qu&#8217;ont en commun ces célébrités hormis le surréalisme ? Toutes ont fui la guerre à New York ; toutes ont [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/cest-dans-la-boite/">C&#8217;est dans la boîte !</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress">MEs MOts d&#039;expos</a>.</p>
]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<style type="text/css"><!--
P { margin-bottom: 0.21cm; }
--></style>
<p>Cette semaine voit l&#8217;inauguration de la première rétrospective consacrée à Joseph Cornell, depuis 1981. Un projet franco-américain que nous dévoile, après six ans de préparation, le <a href="http://www.mba-lyon.fr/mba/" target="_blank">musée des beaux-arts de Lyon.</a></p>
<p><span id="more-109"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Man Ray, Breton, Dalí, Éluard&#8230; Qu&#8217;ont en commun ces célébrités hormis le surréalisme ? Toutes ont fui la guerre à New York ; toutes ont exercé une influence certaine sur Joseph Cornell. Et vice et versa. Un patronage dont l&#8217;artiste se déprend au fil des années pour se tourner vers le cubisme. C&#8217;est du moins l&#8217;évolution que retracent les dix sections du musée des beaux-arts de Lyon.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les poupées russes</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La traduction anglaise de « mise en abyme » fait défaut à l&#8217;objet qu&#8217;elle désigne. C&#8217;est aussi l&#8217;avis de Matthew Affron, du <a href="http://www.philamuseum.org/" target="_blank">musée d&#8217;art moderne de Philadelphie</a>. Ici, l&#8217;expression « a box within a bow » &#8211; littéralement, une boîte dans une boîte -, qui évoque les matriochkas russes, ne rend pas justice à l&#8217;ensemble du travail de Joseph Cornell. Foudroyé par le roman-collage de Max Ernst « La Femme 100 têtes », l&#8217;artiste américain réalise, en 1931, ses premiers « montages » à partir de gravures du XIXe siècle. Sa marque de fabrique ? Une série de boîtes gravitant autour de thématiques variées, de la liberté symbolisée par l&#8217;oiseau, à l&#8217;astrologie en passant par l&#8217;enfance et le cinéma. L&#8217;exposition s&#8217;ouvre sur des photographies de poupées emprisonnées dans des bocaux, puis sur un de livre évidé en son centre où repose une sorte de hublot mystérieux. Ainsi l&#8217;artiste rendait-il hommage à ses idoles, tels Juan Gris dans la dernière salle, Gretta Garbo ou encore Marilyn Monroe, en les mettant en boîte. Parmi ses égéries, un personnage fictif, Bérénice. Un nom qui peut renvoyer à l&#8217;héroïne grecque mise en scène par Racine. Pareillement, la valise qui l&#8217;incarne rappelle les malles que l&#8217;on se presse d&#8217;ouvrir, étant enfant, dans la cave ou le grenier d&#8217;une vieille maison, un trésor digne du coffret que rend anonymement Amélie à Pierre Bredoteau dans le long-métrage de Jeunet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Si Cornell doit son goût pour les détournements d&#8217;objets au surréalisme, il en va de même pour la variété des formats qu&#8217;il utilise, ainsi que sa fascination pour les illusions d&#8217;optique, que dénonce la sixième salle de la rétrospective. Il ne dessine pas, quoiqu&#8217;il emprunte des gravures du XIXème siècle ainsi qu&#8217;à son frère ses croquis, pour illustrer ses travaux. Admiratif des films de Luis Buñuel et de Salvador Dalí, ce monteur hors pair inclut progressivement le septième art dans son œuvre. Un éveil salutaire, brouillant les frontières statutaires. De simple cinéphile et collectionneur d&#8217;archives, il monte au grade de réalisateur. Une promotion qu&#8217;il assure, en un sens, aux futurs propriétaires de ses œuvres. En effet, par leur malléabilité, ses boîtes appellent à la participation du public. Et ce public, en manipulant les objets qui lui sont montrés, s&#8217;élève alors au rang de créateur. Par extension, tout se passe comme si l&#8217;exposition était un énorme boîtier, dont le spectateur serait, au fond, un élément constitutif. Dans ce cas, le véritable artiste ne serait autre que le commissaire d&#8217;exposition qui non seulement s&#8217;approprie les œuvres de Cornell en les disposant le plus fidèlement possible, mais aussi guide les visiteurs de salle en salle dans un espace dont l&#8217;agencement lui revient.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un surréaliste pas comme les autres</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Si Joseph Cornell aime mettre en boîte, soit mettre en scène, la réciproque n&#8217;est pas vraie. Passées les années 1950, l&#8217;artiste se départit peu à peu de la « constellation surréaliste », dont il était présenté comme un « satellite » dans la première section de l&#8217;exposition. Au-delà du mur blanc qui fait la jonction entre les deux sections, les deux étages de la rétropsective, cette espèce de mausolée dédié aux acteurs européens du mouvement, l&#8217;accent se déplace sur les origines et la poétique de l&#8217;artiste. Américain, qui n&#8217;a que très peu voyagé, Jospeh Cornell nourrit un humour que l&#8217;on ne reconnaît pas chez les surréalistes français. On le voit dans ses courts-métrages inspirés du monde du cirque. L&#8217;artiste prêchait, en outre, une « magie blanche » opposée aux idées noires que soutenaient ses pairs. Dans la bataille qui oppose le rêve au cauchemar, l&#8217;utopie à l&#8217;eschatologie disons qu&#8217;il défendait le premier camp.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Surréaliste optimiste, donc, Cornell demeure inclassable. Si l&#8217;on est tenté de le rattacher aux préceptes théorisés par Breton en 1922, son évolution vers le néo-romantisme dans les années 1950 et vers le cubisme de Juan Miro dément son appartenance à un genre précis. Autre problème : si sa singularité lui vaut d&#8217;être exposé aux côté de Jackson Pollock par exemple, il n&#8217;en demeure pas moins méconnu du public français. De là l&#8217;intérêt de la rétrospective lyonnaise. Quand on pense à la renommée dont il jouit sur son continent, il serait idiot, en effet, de passer à côté. Comme quoi en art tout est une question de perspective, de point de vue. Est-ce le cœur ou la raison que l&#8217;on écoute quand on pense à redonner à un artiste ses lettres de noblesse ? En littérature, en peinture, dans quel que paysage que ce soit, le dilemme « cornellien » demeure, jusque dans sa graphie, double.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a rel="nofollow" href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/cest-dans-la-boite/">C&#8217;est dans la boîte !</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress">MEs MOts d&#039;expos</a>.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/cest-dans-la-boite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
