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	<title>MEs MOts d&#039;expos &#187; Le Journal des arts</title>
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		<title>L&#8217;artiste indien Syed Haider Raza est décédé</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Jul 2016 13:42:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Paru dans le Journal des arts, le 29 juillet 2016 NEW DELHI (INDE) [29.07.2016] &#8211; Syed Haider Raza, l’un des pionniers de l’art contemporain indien, s’est éteint le 23 juillet, à l’âge de 94 ans. Le temps a fait son œuvre : Syed Haider Raza n’est plus. D’après son ami le poète Ashok Vajpeyi, le peintre [&#8230;]</p>
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<h1><span style="font-size: 16px; font-weight: 400; line-height: 1.5;">Paru dans le <a href="’artiste indien Syed Haider Raza est décédé  Pour agrandir ou diminuer le texte, utilisez la molette de votre souris + appuyer sur la touche Ctrl de votre clavier Envoyer à un ami Imprimer Twitter Google Plus Partagez sur facebook En savoir plus Quand l’art indien éveille le marché	[01.01.2007] Gorbio donne son feu vert à la donation Raza [15.04.2008] Sayed Haider Raza - Chef Indien	[01.01.2011] Indian Tonic	[04.02.2011] Ceux par qui l’Inde est entrée dans l’art du XXe siècle	[01.06.2011] NEW DELHI (INDE) [29.07.2016] - Syed Haider Raza, l’un des pionniers de l’art contemporain indien, s’est éteint le 23 juillet, à l’âge de 94 ans.   Le temps a fait son œuvre : Syed Haider Raza n’est plus. D’après son ami le poète Ashok Vajpeyi, le peintre inspiré aurait rendu son dernier souffle aux alentours de 11h, samedi dernier, après avoir passé deux mois en soins intensifs dans un hôpital privé de New Delhi. Il rejoint ainsi sa femme, feue l’artiste française Janine Mongillat (1929-2002), qui n’est pas sans avoir renforcé ses liens, déjà puissants, avec l’Hexagone.  Né en 1922 dans le Madhya Pradesh, Etat du centre de l’Inde où il a demandé à être enterré, Syed Haider Raza étudie l’art et la poésie à Nagour (1939-1945) et Bombay (1945-1948), avant de rejoindre l’École des beaux-arts de Paris, en 1950. Sans bourse, le diplômé trentenaire économise afin d’acheter du matériel de qualité, plutôt que de refaire sa garde-robe. Sur les conseils d’Henri Cartier-Bresson, rencontré peu avant sa venue en France, il se penche sur les compositions de Cézanne, pour se tourner progressivement vers l’abstraction. Couronné du Prix de la critique en 1956, il se voit exposé, deux ans plus tard, à la galerie Lara Vincy, rue de Seine.  L’Inde reste malgré tout très présente dans son œuvre. Dans les années 1980, après un exil volontaire de près de soixante ans, Raza décide de renouer avec ses racines. Un retour aux sources qui confirme son statut de pont entre divers continents, civilisations, voire religions. Son intérêt se porte alors sur le tantrisme, en tant que modèle d’unité. Calvaires bretons et temples hindouistes cohabitent en parfaite harmonie dans ses créations. Sa palette cézanienne embrasse et embrase des formes géométriques évoquant le « bindu », cette origine du monde que les Indiennes arborent souvent, sous forme de point rouge, sur leur front. Le pluralisme s’estompe sur la route qu’il emprunte et préconise vers le nirvana. Un et un ne font plus deux, mais un. L’artiste redécouvre le patrimoine culturel de son pays, la poésie, la musique et la danse indiennes...  Ces nouvelles pistes, il les creuse à distance, avant de rentrer définitivement au bercail, en 2010. Ses dernières années en France, Raza les partage entre son atelier parisien et sa résidence secondaire de Gorbio, village perché sur les hauteurs de Menton, auquel il cède un ensemble de toiles évalué à 10 millions d’euros, en 2008. Cette donation comporte, outre une partie de sa collection, des travaux personnels qui accusent, là encore, son biculturalisme.  Son œuvre des plus syncrétiques lui vaut maintes récompenses au fil des ans. Nommé commandeur de la Légion d’honneur en 2015, il doit également au gouvernement indien de prestigieuses distinctions telles que le Padma Shri (1981), le Padma Bhushan (2007) et le Padma Vibhusan (2013), qui témoignent de son influence croissante sur la scène artistique internationale.  Fer de lance du Progressive Artist Group, qu’il cofonde en 1948 contre le traditionalisme de l’École du Bengale, Sayed Haider Raza est devenu, en quelques années seulement, l’un des artistes indiens les plus connus et, par là même, cotés de sa génération. En 2005, La Terre, une huile datant de 1984, est achetée 196 418 euros par une galerie américaine chez Artcurial, à Paris. Une semaine plus tard, Le Village, un tableau de 1998 estimé 40 000 euros, secoue le Landerneau des ventes, en atteignant l’enchère la plus élevée (303 200 euros) chez Christie’s. L’année qui suit, à Drouot, deux de ses acryliques sur toile, Sans titre, 77 et La Terre, 71, sont adjugées pour respectivement 158 000 et 79 000 euros (prix d’origine : 45 000 et 35 000 euros). Puis, chez Christie’s, une toile de 1975 atteint la somme sommet de 744 000 euros. Enfin, 2010 bat tous les records : la collectionneuse Kiran Nadar débourse 2,3 millions de livres sterling, soit presque trois millions d’euros, pour une pièce de Raza.  Ainsi, grâce à ce génie de la plastique « fusion », l’art contemporain indien s’est progressivement ouvert au reste monde." target="_blank">Journal des arts</a>, le 29 juillet 2016<span id="more-3315"></span><br />
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<h1><span style="font-size: 16px; font-weight: 400; line-height: 1.5;">NEW DELHI (INDE) [29.07.2016] &#8211; Syed Haider Raza, l’un des pionniers de l’art contemporain indien, s’est éteint le 23 juillet, à l’âge de 94 ans.</span></h1>
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<p>Le temps a fait son œuvre : Syed Haider Raza n’est plus. D’après son ami le poète Ashok Vajpeyi, le peintre inspiré aurait rendu son dernier souffle aux alentours de 11h, samedi dernier, après avoir passé deux mois en soins intensifs dans un hôpital privé de New Delhi. Il rejoint ainsi sa femme, feue l’artiste française Janine Mongillat (1929-2002), qui n’est pas sans avoir renforcé ses liens, déjà puissants, avec l’Hexagone.</p>
<p>Né en 1922 dans le Madhya Pradesh, Etat du centre de l’Inde où il a demandé à être enterré, Syed Haider Raza étudie l’art et la poésie à Nagour (1939-1945) et Bombay (1945-1948), avant de rejoindre l’École des beaux-arts de Paris, en 1950. Sans bourse, le diplômé trentenaire économise afin d’acheter du matériel de qualité, plutôt que de refaire sa garde-robe. Sur les conseils d’Henri Cartier-Bresson, rencontré peu avant sa venue en France, il se penche sur les compositions de Cézanne, pour se tourner progressivement vers l’abstraction. Couronné du Prix de la critique en 1956, il se voit exposé, deux ans plus tard, à la galerie Lara Vincy, rue de Seine.</p>
<p>L’Inde reste malgré tout très présente dans son œuvre. Dans les années 1980, après un exil volontaire de près de soixante ans, Raza décide de renouer avec ses racines. Un retour aux sources qui confirme son statut de pont entre divers continents, civilisations, voire religions. Son intérêt se porte alors sur le tantrisme, en tant que modèle d’unité. Calvaires bretons et temples hindouistes cohabitent en parfaite harmonie dans ses créations. Sa palette cézanienne embrasse et embrase des formes géométriques évoquant le « bindu », cette origine du monde que les Indiennes arborent souvent, sous forme de point rouge, sur leur front. Le pluralisme s’estompe sur la route qu’il emprunte et préconise vers le nirvana. Un et un ne font plus deux, mais un. L’artiste redécouvre le patrimoine culturel de son pays, la poésie, la musique et la danse indiennes&#8230;</p>
<p>Ces nouvelles pistes, il les creuse à distance, avant de rentrer définitivement au bercail, en 2010. Ses dernières années en France, Raza les partage entre son atelier parisien et sa résidence secondaire de Gorbio, village perché sur les hauteurs de Menton, auquel il cède un ensemble de toiles évalué à 10 millions d’euros, en 2008. Cette donation comporte, outre une partie de sa collection, des travaux personnels qui accusent, là encore, son biculturalisme.</p>
<p>Son œuvre des plus syncrétiques lui vaut maintes récompenses au fil des ans. Nommé commandeur de la Légion d’honneur en 2015, il doit également au gouvernement indien de prestigieuses distinctions telles que le Padma Shri (1981), le Padma Bhushan (2007) et le Padma Vibhusan (2013), qui témoignent de son influence croissante sur la scène artistique internationale.</p>
<p>Fer de lance du Progressive Artist Group, qu’il cofonde en 1948 contre le traditionalisme de l’École du Bengale, Sayed Haider Raza est devenu, en quelques années seulement, l’un des artistes indiens les plus connus et, par là même, cotés de sa génération. En 2005, La Terre, une huile datant de 1984, est achetée 196 418 euros par une galerie américaine chez Artcurial, à Paris. Une semaine plus tard, Le Village, un tableau de 1998 estimé 40 000 euros, secoue le Landerneau des ventes, en atteignant l’enchère la plus élevée (303 200 euros) chez Christie’s. L’année qui suit, à Drouot, deux de ses acryliques sur toile, Sans titre, 77 et La Terre, 71, sont adjugées pour respectivement 158 000 et 79 000 euros (prix d’origine : 45 000 et 35 000 euros). Puis, chez Christie’s, une toile de 1975 atteint la somme sommet de 744 000 euros. Enfin, 2010 bat tous les records : la collectionneuse Kiran Nadar débourse 2,3 millions de livres sterling, soit presque trois millions d’euros, pour une pièce de Raza.</p>
<p>Ainsi, grâce à ce génie de la plastique « fusion », l’art contemporain indien s’est progressivement ouvert au reste monde.</p></div>
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		<title>JDA : Un aller simple pour New York</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Apr 2015 21:07:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Les artistes français sont légion à s’être installés dans la Grande Pomme. Une dizaine d’entre eux expliquent leurs raisons et motivations.<span id="more-2634"></span></p>
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<p>Les artistes français sont légion à s’être installés dans la Grande Pomme. Une dizaine d’entre eux expliquent leurs raisons et motivations.</p>
<div><strong>NEW YORK -</strong> Depuis Marcel Duchamp, nombre d’artistes français ont posé leurs valises, pour une durée plus ou moins longue, à New York. Camille Henrot, JR, Amélie Chabannes…, à chacun ses raisons. « Déjà adolescente, je rêvais de la Grande Pomme », avance Christine Rebet (384e dans l’Artindex France 2015), expatriée depuis 2011. Si l’ambition de certains remonte à l’enfance, d’autres ont découvert New York par hasard. « C’est Arman qui m’a offert le voyage, en 1966. Mes rencontres sur la scène la plus avant-garde du moment m’ont incité à m’y installer durablement », déclare le plasticien Bernar Venet (30e dans l’Artindex). Élevé en Californie, le peintre Jules de Balincourt (131e dans l’Artindex) a mis le cap sur la Côte est à l’âge de 18 ans. Quant aux photographes Sophie Gamand et Capucine Bourcart (non classées), elles ont suivi les inclinations de leur cœur, véritable tremplin administratif…En effet, avant de vouloir, il s’agit de pouvoir rester. Pour ceux qui n’ont pas, comme Jules de Balincourt ou Julien Bismuth, grandi en Amérique du Nord, ni, par là même, vu la couleur de la green card (carte de résident permanent aux États-Unis) avant leur majorité, le mariage se révèle un précieux raccourci. « Après le visa touristique qui m’obligeait à quitter le pays tous les 90 jours, j’ai pu bénéficier du visa de travail de mon mari », raconte Sophie Gamand. Miser sur ses créations apparaît plus risqué, mais envisageable. « Parce que j’avais déjà exposé à l’étranger, j’ai tout de suite obtenu un visa de type O-1 pour “Alien of extraordinary ability” [concernant une catégorie d’immigrants pouvant justifier de compétences uniques, NDLR], renouvelable tous les trois ans », explique l’illustratrice Christine Rebet.</div>
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<p><strong>Loyers exorbitants</strong><br />
Sur tous ces permis de travail, une adresse domine, Brooklyn. Les locaux y sont moins onéreux, et l’air meilleur. C’est pourquoi la plupart des froggies (surnom attribué par les anglophones aux Français) y ont élu résidence, et parfois même installé leur atelier. « Il y a plus de verdure, plus d’espace, moins de bruit comparé à Manhattan », argue Sophie Gamand. S’il n’y vit pas, Jules de Balincourt en reconnaît l’attrait : « Tout le monde est à Brooklyn. C’est le nouveau SoHo », bastion artistique des années 1960, où Bernar Venet fut d’ailleurs l’un des premiers à acheter un loft. De son côté, Christine Rebet est passée de Williamsburg à Brunswick, via Brooklyn et SoHo. Une mobilité que justifient des loyers exorbitants. « Les artistes ne peuvent vivre à New York. Ils trouvent des lieux qu’ils réaménagent ou partent en Californie où les prix sont moindres. »</p>
<p><strong>Entre deux cultures </strong><br />
Il faut plus qu’un bout de papier et un toit pour se sentir américain. Tandis que les uns revendiquent haut et fort leurs origines françaises, les autres butinent de chaque côté de l’océan Atlantique. Capucine Bourcart donne le ton : « Je ne me sentirai jamais américaine. » La plasticienne Prune Nourry, en revanche, n’est pas contre l’idée de porter la double casquette. « Je suis française et new-yorkaise à la fois. Les deux ne sont pas antinomiques mais complémentaires. » Cette dualité n’implique-t-elle pas une perte d’identité ? Et si le sentiment d’être perpétuellement dépaysé pouvait stimuler l’imagination ? Jules de Balincourt refuse d’intégrer pleinement l’une ou l’autre culture afin de garder le recul nécessaire pour créer ; ce qui lui a valu d’être qualifié d’« outsider artist » par la critique. « Dans les années 1960, les Français n’étaient pas toujours bien accueillis. Il m’arrivait donc de dire que j’étais en territoire ennemi bien que les Américains aient des qualités que nous n’avons pas. Leur manière d’aller droit au but, leur manque de complexe face à des dimensions importantes m’a certainement encouragé dans mon œuvre monumentale », soutient Bernar Venet, lui aussi à cheval entre les deux continents.</p>
<p>C’est cette audace qui manquerait à l’Hexagone, encore trop conservateur pour certains. « En France, nous avons tendance à nous excuser de tout. Aux États-Unis, ce genre d’approche est catastrophique ! Il faut pouvoir proclamer “je suis la meilleure dans ce domaine, vous auriez bien tort de ne pas me prendre” », raconte Sophie Gamand. Culte de l’impudence qui serait dû à la jeunesse du pays. « L’Amérique, c’est comme un adolescent de 18 ans, arrogant et naïf à la fois, résume Jules de Balincourt. En France, les gens sont étouffés par leur patrimoine ».</p>
<p>Dans le marché, cette mentalité se traduit par une nette préférence pour l’art contemporain. « Aux États-Unis, les gens achètent moins un nom, une cote, qu’une démarche. En Europe, on est plus hésitant », suggère Christine Rebet.  On a beau donner plus facilement sa chance à un inconnu aux États-Unis, ce n’est pas sans contrepartie. « Pour les millionnaires américains, l’art est devenu un business plus sexy que la propriété ou la Bourse, déplore Jules de Balincourt. Les jeunes talents sont soumis à la politique du buzz, si bien qu’après deux ans, c’est la traversée du désert assurée. J’ai heureusement échappé à ce revers. »  En tant qu’autodidacte, Capucine Bourcart reconnaît elle aussi sa chance : « Je ne sais pas si j’aurais pu arriver à ce niveau ailleurs. » En d’autres termes, la France – plus institutionnalisée – aurait du mal à s’affranchir de l’image sacro-sainte des beaux-arts.<br />
<strong><br />
New York, New York !</strong><br />
Tout intimidante qu’elle soit, New York City reste, aux États-Unis, la ville de tous les possibles. Y règne une effervescence tant suffocante que stimulante. « Je connais trop de gens ici pour me concentrer. Répéter “What’s up ?” [Quoi de neuf ?] à longueur de journée, c’est stressant, confie Christine Rebet. Je montre mon travail à New York mais n’y travaille pas. » « Déconnecté » du monde artistique new-yorkais, Jules de Balincourt nourrit la même méfiance à l’égard de cette vitrine dévorante. Un avis que partage Capucine Bourcart : « Une vibration soûlante sévit dans la Grande Pomme. Il faut être partout, tout le temps. C’est comme une drogue dont il faut apprendre à se détacher parfois ».<br />
Cette ébullition participe d’un brassage culturel, que tous s’accordent pourtant à louer. « C’est une ville aussi cosmopolite que les grandes métropoles européennes », note Julien Bismuth (117e dans l’Artindex). « En tant que creuset de nationalités et de générations différentes, New York est propice à une forme de délire collectif », vante Jules de Balincourt. « À New York si vous avez une idée, vous trouvez toujours des gens prêts à vous soutenir. C’est une grande famille ! », affirme Sophie Gamand. Une grande famille difficile à quitter. « Partir pour mieux revenir » n’est certes pas la devise de ces artistes expatriés. « Je n’ai pas l’occasion de regretter la France, j’y vais relativement souvent », assure Christine Rebet. « La ville influe forcément sur mes œuvres. Et puis je rentre fréquemment pour travailler avec des artisans français », précise Prune Nourry. Le doute prend parfois le dessus. « J’y ai pensé. Mais partir pour tout recommencer… », hésite Capucine Bourcart. Dans tous les cas, la peur de la précarité retrouvée n’est pas seule en cause. Sinon, comment expliquer l’exil permanent des autres « Frenchies » ? 80 000, à ce jour, tous secteurs confondus ! Soit 3 % à 5 % en plus, chaque année, depuis dix ans ! À ce rythme, la magie de New York ne semble pas près de s’estomper.</p>
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<p>&nbsp;</p>
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<div><em><strong><a href="http://www.lejournaldesarts.fr/jda/archives/docs_article/127870/un-aller-simple-pour-new-york.php" target="_blank">Le Journal des Arts</a> &#8211; n° 433 &#8211; 10 avril 2015</strong></em></div>
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