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	<title>MEs MOts d&#039;expos &#187; Henri Toulouse-Lautrec</title>
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		<title>Orsay se prostitue</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Sep 2015 13:32:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>… au sens propre et figuré. C&#8217;est l&#8217;un des cartels de sa dernière exposition, qui le suggère, plus ou moins subtilement&#8230; &#160; Du latin prostituo, le verbe prostituer signifie avant tout se mettre en avant. Or, n&#8217;est-ce pas précisément ce que fait le musée d&#8217;Orsay ? Depuis quelques années, l&#8217;institution impressionniste verse dans des thèmes de [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p lang="fr-FR">… au sens propre et figuré. C&#8217;est l&#8217;un des cartels de sa dernière exposition, qui le suggère, plus ou moins subtilement&#8230;<span id="more-2840"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p lang="fr-FR">Du latin <i>prostituo</i>, le verbe prostituer signifie avant tout se mettre en avant. Or, n&#8217;est-ce pas précisément ce que fait le <a href="http://www.musee-orsay.fr/" target="_blank">musée d&#8217;Orsay</a> ? Depuis quelques années, l&#8217;institution impressionniste verse dans des thèmes de plus en plus provocateurs, semble-t-il. Rien de choquant dans « Degas et le nu », la nudité traversant l&#8217;histoire de l&#8217;art. Le véritable tournant s&#8217;opère, aux confins du scandale, avec « Masculin / Masculin ». Quant à « Sade. Attaquer le Soleil », ainsi pourrait-on résumer l&#8217;audace : prenez un auteur aux mœurs légères, empruntez-lui quelques citations, ajoutez-y une poignée de tableaux en guise d&#8217;illustrations, mélangez le tout et vous obtenez une polémique. À ce rythme –<em> crescendo</em> –, on pouvait s&#8217;attendre à ce que la prochaine exposition « Splendeurs et misères. Images de la prostitution, 1850-1910 » puise sa source dans l&#8217;ancienne gare parisienne. À tort. L&#8217;initiative vient du <a href="http://www.vangoghmuseum.nl/" target="_blank">Van Gogh Museum</a>, sa seconde étape. Frappé par l&#8217;acquisition d&#8217;une toile licencieuse, l&#8217;un des conservateurs du musée néerlandais s&#8217;est tourné vers Guy Cogeval, qui n&#8217;a su repousser les avances d&#8217;un ancien partenaire (« Millet / Van Gogh », 1998). Ainsi est né le projet.</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: center;"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/orsay-se-prostitue/orsay-1/" rel="attachment wp-att-2843"><img class="size-full wp-image-2843 aligncenter" alt="orsay-1" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/09/orsay-1.jpg" width="1665" height="1952" /></a><span style="font-size: small;">Henri de Toulouse-Lautrec,<em> Conquête de passage</em>, 1896</span></p>
<p lang="fr-FR">Si la prostitution est une <a href="http://www.soaaids.nl/nl/informatie-voor/prostitutie" target="_blank">industrie légale</a> aux Pays-Bas, elle existe en France sans être réglementée. Il aura fallu attendre 1946 pour que cette dernière exige, via la loi Marthe Richard, la fermeture des maisons closes ! Au vu de leur histoire, les deux pays étaient donc les mieux placés pour aborder le sujet. Au soupçon de provocation, la conservatrice du Van Gogh Museum d&#8217;Amsterdam, Nienke Bakker, rétorque  : « Cette exposition se concentre exclusivement sur l&#8217;art français du XIXème siècle ». Le contexte politique s&#8217;édulcore au fil des toiles. Et le Red Light District ? Et les putes claquemurées dans des vitrines, que la ville d&#8217;Amsterdam rachète actuellement afin de limiter « le trafic d&#8217;êtres humains » ? Tous ces clichés, le spectateur est invité à les chasser de son esprit, afin de pouvoir croquer le fruit de recherches scientifiques (sur une autre époque) à pleines dents. « Nous adoptons la posture d&#8217;historiens de l&#8217;art. Nous avons choisi ce thème parce qu&#8217;il est omniprésent en peinture et que personne ne lui avait consacré d&#8217;exposition auparavant. Il y avait un vide à combler ».</p>
<p lang="fr-FR" style="text-align: center;"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/orsay-se-prostitue/orsay-2/" rel="attachment wp-att-2844"><img class="size-full wp-image-2844 aligncenter" alt="orsay-2" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/09/orsay-2.jpg" width="1900" height="2393" /></a><span style="font-size: small;">Vincent Van Gogh, <em>Tête d&#8217;une prostituée</em>, 1885</span></p>
<p lang="fr-FR">Un point pour la Hollande et son sérieux (pour ne pas dire alibi) ! En attendant de voir quelle scénographie proposera le musée Van Gogh début 2016, on ne peut s&#8217;empêcher de lire dans l&#8217;approche théâtrale du musée d&#8217;Orsay une forme d&#8217;opportunisme. Qui signe la mise en scène de « Splendeurs et misères&#8230; » ? Robert Carson, encore et toujours lui ! On reconnaît la dominante rouge qui sévit depuis « L&#8217;Impressionnisme et la Mode », en 2013 ; les chaises or et bordeaux imaginées à la même occasion. Le canapé en velours circulaire qui trône à mi-parcours renferme quelques documents d&#8217;archives. Des battants de portes ont été creusés dans les cimaises, non pour évoquer l&#8217;atmosphère d&#8217;un saloon américain, loin de là, mais pour recréer l&#8217;intimité d&#8217;une maison close. D&#8217;épaisses tentures indiquent enfin l&#8217;entrée et la sortie de deux salles « interdites aux moins de 18 ans », dont on interroge l&#8217;utilité avant même d&#8217;y pénétrer. « Elles permettent de contextualiser », poursuit Nienke Bakker. Contextualiser quoi ? L&#8217;essor de la photographie ou le simple fait que Paris grouillait de péripatéticiennes ? Pour la plupart anonymes, les clichés présentés ne révèlent aucune qualité plastique. N&#8217;est-ce pas gênant dans le cadre d&#8217;un projet ouvertement qualifié de « scientifique » ? Le risque n&#8217;est-il pas qu&#8217;un public moins aguerri, s&#8217;il l&#8217;apprend (par la presse), ne se rende à l&#8217;exposition que pour se rincer l&#8217;œil ? Sûrement, mais le but n&#8217;est-il pas d&#8217;attirer le plus de monde possible ?</p>
<p lang="fr-FR"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/orsay-se-prostitue/orsay-3/" rel="attachment wp-att-2845"><img class="size-full wp-image-2845 alignnone" alt="orsay-3" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/09/orsay-3.jpg" width="2200" height="2933" /></a></p>
<p lang="fr-FR">Au-delà de cette contextualisation forcée, l&#8217;exposition dévoile une vraie cohérence. « Le thème n&#8217;a repoussé aucun de nos collaborateurs », affirme Nienke Bakker. « Au contraire, tous voyaient l&#8217;initiative d&#8217;un bon œil ». Pas de résistance en termes des prêts, donc. Parmi les plus prestigieux, on compte un Toulouse-Lautrec venu tout droit de l&#8217;Art Institute de Chicago. Quand tout à coup, on tombe nez à nez avec <i>Olympia,</i> <i>Rolla, </i>la <i>Femme piquée par un serpent </i>d&#8217;Auguste Clésinger<i>,</i> et la<i> Fille aux joncs</i> d&#8217;Ernest Hébert<i>, </i>autant de chefs-d&#8217;œuvres conservés à Orsay<i>. </i>À ceux qui déploreraient l&#8217;effet « recyclage », on répond que cette sélection tient debout, sur un trottoir d&#8217;adresse. Les artistes n&#8217;avaient pas besoin de fréquenter les bordels pour que leurs modèles soient pris pour des putains. Ce renversement de points de vue non seulement trouve sa place dans le propos de l&#8217;exposition, mais contribue également à l&#8217;enrichir. Le musée d&#8217;Orsay a beau se vendre (seconde acception du verbe <i>prostituere</i>), cette fois-ci il se vend particulièrement bien.</p>
<p><iframe src="https://www.youtube.com/embed/iNe5drAIa7o" height="315" width="560" allowfullscreen="" frameborder="0"></iframe></p>
<p lang="fr-FR"><b>À LIRE AUSSI</b> : <i>Les Prostituées, onze nouvelles</i>, de Guy de Maupassant, Gallimard – Folio Classique, 288 p, 5,88 €. Cette publication fait ouvertement écho à l&#8217;exposition.</p>

<a href='http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/orsay-se-prostitue/orsay-4/'><img width="150" height="112" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/09/orsay-4.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Bienvenus... bien venus..." /></a>
<a href='http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/orsay-se-prostitue/orsay-6/'><img width="150" height="112" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/09/orsay-6.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="De la rue..." /></a>
<a href='http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/orsay-se-prostitue/orsay-5/'><img width="150" height="80" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/09/orsay-5.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="... au boudoir." /></a>
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<a href='http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/orsay-se-prostitue/orsay-11/'><img width="112" height="150" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/09/orsay-11.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Behind closed doors..." /></a>
<a href='http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/orsay-se-prostitue/orsay-9/'><img width="104" height="150" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/09/orsay-9.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Apologie de l&#039;homosexualité" /></a>
<a href='http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/orsay-se-prostitue/orsay-10/'><img width="123" height="150" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/09/orsay-10.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Gare aux Parisiens" /></a>
<a href='http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/orsay-se-prostitue/orsay-13/'><img width="150" height="116" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/09/orsay-13.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Cuni ? Que nenni !" /></a>
<a href='http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/orsay-se-prostitue/orsay-14/'><img width="150" height="116" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/09/orsay-14.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Instrument de torture ?" /></a>

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		<title>Joyeux (non-) anniversaires !</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Mar 2014 18:01:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sarah Belmont]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Vive Joséphine, et vive Auguste, respectivement célébrés au Musée du Luxembourg et au Grand Palais. Face a ces commémorations marquées, des commémorations d&#8217;artistes (presque) manquées. &#160; Nouvelles condoléances Il y a 450 ans mourait Michel-Ange&#8230; À Michel-Ange on doit, parmi ses sculptures, le David de l&#8217;Académie des Beaux-Arts de Florence (1504), la Pietà de la [&#8230;]</p>
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				<content:encoded><![CDATA[<p>Vive Joséphine, et vive Auguste, respectivement célébrés au Musée du Luxembourg et au Grand Palais. Face a ces commémorations marquées, des commémorations d&#8217;artistes (presque) manquées.<span id="more-1032"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Nouvelles condoléances</strong></p>
<p><em>Il y a 450 ans mourait Michel-Ange&#8230;</em></p>
<p>À Michel-Ange on doit, parmi ses sculptures, le <em>David</em> de l&#8217;Académie des Beaux-Arts de Florence (1504), la <em>Pietà</em> de la Basilique Saint-Pierre de Rome (1499) ou le <em>Moïse</em> du Tombeau de Jules II dans la Basilique Saint-Pierre-aux-Liens (1515). C&#8217;est encore lui qui orne le plafond de la chapelle Sixtine de 1508 à 1512, ainsi que <em>Le Jugement denier</em>, inspirée de la fresque de Melozzo da Forlì (1536-1541). Comme pour tout génie, on s&#8217;attend à une pléthore de festivités en son honneur. Or le maître toscan est mort le 18 février 1564, à Rome. La France aurait-elle manqué l&#8217;occasion de célébrer son talent ? Oui et non. À part une exposition aux Beaux-arts de Paris sur Antoine-Louis Barye, « Le Michel-Ange de la Ménagerie » (22 cotobre 2013-31 janvier 2014), et le dernier roman d&#8217;Alain Le Ninèze Libica Michel-Ange et la Sibylle, paru le 12 mars chez Actes Sud, rien de renversant.</p>
<p>On se console en pensant que Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni était italien. C&#8217;était donc à la Botte de lui rendre hommage. Mieux vaut tard que jamais car l&#8217;exposition « 1564-2014 Michelange » n&#8217;ouvre ses portes que le 28 mai, au Capitole. Un événement tant attendu qu&#8217;il fallait bien entendu lui faire de l&#8217;ombre. À croire que la culture ne mérite pas sa place dans l&#8217;actualité. Circule pourtant en ce moement sur les ondes italiennes, une publicité montrant le <em>David</em> de Michel-Ange armé d&#8217;un fusil et soutenant le slogan « AR-50A1, une œuvre de art ». Quel jeu de mots ! Ainsi l&#8217;Arma Lite, une société américaine basée dans l&#8217;Illinois, parvient à souiller le nom du sculpteur. C&#8217;est à se demander, pour lui, si pareil outrage valait mieux que l&#8217;oubli ?</p>
<p><strong>LIVRE</strong> : Alain Le Ninèze,<em> Libica Michel-Ange et la Sibylle</em>, 12 mars 2014, Actes Sud</p>
<p><strong>EXPO</strong> : &#8220;1564-2014 Michelange&#8221;, 28 mai au 14 septembre, Musée du Capitole, Rome</p>
<div id="attachment_1034" style="width: 307px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/Anniversaire1.jpg"><img class=" wp-image-1034" alt="Michel-Ange, David, l'Académie des Beaux-Arts de Florence" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/Anniversaire1.jpg" width="297" height="396" /></a><p class="wp-caption-text">Michel-Ange, David, l&#8217;Académie des Beaux-Arts de Florence</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Il y a 400 ans mourait El Greco</em></p>
<p>À Paris&#8230; <em>nada,</em> c&#8217;est-à-dire rien (en espagnol) pour honorer la mémoire de Domínikos Theotokópoulos, dit El Greco ! Quoi de mieux, en effet, qu&#8217;une exposition au musée de Santa Cruz de Tolède, pour célébrer le quadricentenaire de sa disparation ? C&#8217;est là que l&#8217;artiste a peint <em>Le Partage de la tunique du Christ (El Espolio)</em> (1577-1579), sa toute première commande espagnole, et <em>La Vue de Toléde sous l&#8217;orage</em> (1596-1600), « le meilleur tableau du Musée [le MET] », d&#8217;après Ernest Hemignway ; là également qu&#8217;il a rendu son dernier souffle, le 7 avril 1614. 64 œuvres venues de 31 villes différentes, sans compter les pièces issues des collections espagnoles, c&#8217;est-à-dire 300 oeuvres au total ont été réunies au sein de « la plus grande rétrospective jamais consacrée au peintre », dixit Grogorio Marañon, le président de la Fondation El Greco 2014. Et en Grèce alors ? N&#8217;oublions pas que l&#8217;artiste était crétois. Pas de trace de manifestations majeures.</p>
<p>Heureusement, le <a href="http://www.amiens.fr/vie-quotidienne/culture/musees/musees.html" target="_blank">musée de Picardie</a> invite ses visiteurs à redécouvrir son « Portrait d&#8217;Homme », mis en valeur en attendant la réouverture de ses « salles de peintures ». Quant au Louvre, il se propose de souligner le rayonnement du maître en France dans le cadre d&#8217;un (premier ?) colloque, fin mars. Parmi les invités, Guillaume Kientz qui reviendra sur l&#8217;actualité des tableaux de Greco, Jeongho Park, de la <a href="www.nyu.edu/‎" target="_blank">New York University</a>, chargé de gloser sur le <em>Portrait de Vincenzo Anastagi</em>, et <em>Javier Barón</em> du <a href="https://www.museodelprado.es/‎" target="_blank">musée national du Prado</a>, entre autres. Quel casting !</p>
<p><strong>EXPOSITION</strong> : &#8220;El Griego de Toledo&#8221; , du 14 mars au 14 juin, du 24 juin au 5 octobre</p>
<p><strong>COLLOQUE</strong> : &#8220;Greco et la France&#8221;, 29 mars, au Louvre</p>
<div id="attachment_1036" style="width: 318px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/Anniversaire2.jpg"><img class=" wp-image-1036" alt="El Greco, Portrait d'Homme, musée de Picardie " src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/Anniversaire2.jpg" width="308" height="427" /></a><p class="wp-caption-text">El Greco, Portrait d&#8217;Homme, musée de Picardie</p></div>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Heureux événements</strong></p>
<p><em>Il y 200 ans naissaient Eugène Viollet-le-Duc et Jean-François Millet&#8230;</em></p>
<p>Connu pour ses restaurations et constructions médiévales, Eugène Viollet-le-Duc est né le 27 janvier 2014. Qui s&#8217;en est souvenu, cette année ? Le département de l&#8217;Oise, où l&#8217;architecte effectua le plus gros de son travail, et plus particulièrement le <a href="www.pierrefonds.monuments-nationaux.fr/‎" target="_blank">château de Pierrefonds</a>, ancienne forteresse des comtes de Valois rénovée par Viollet-le-Duc à la demande de l&#8217;empereur Napoléon III. Parmi les autres accomplissements de l&#8217;artiste, la flèche de <a href="www.notredamedeparis.fr/‎" target="_blank">Notre-Dame de Paris</a> conçue sur modèle de celle de la <a href="www.orleans.catholique.fr/‎" target="_blank">cathédrale d&#8217;Orléans</a>, et la <a href="http://basiliquedevezelay.cef.fr/?q=contacts/nous-contacter" target="_blank">basilique Sainte-Marie-Madeleine</a> de Vézelay, en Bourgogne. Aucunes festivités annoncées dans cette région.</p>
<div id="attachment_1040" style="width: 355px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/Anniversaires4.jpg"><img class=" wp-image-1040" alt="Château de Pierrefonds" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/Anniversaires4.jpg" width="345" height="259" /></a><p class="wp-caption-text">Château de Pierrefonds</p></div>
<p>Quant à Jean-François Millet – prononcé « Milet » et non « Miyet » -, il voit le jour le 4 octobre 1814, à Gréville-Hague, en Basse Normandie. L&#8217;un de ses tableaux les plus célèbres, <em>Les Glaneuses</em> (1857), repose au <a href="www.musee-orsay.fr/" target="_blank">musée d&#8217;Orsay</a>. Pour célébrer le bicentenaire de sa naissance, une série de manifestions se profile au sein de la maison-atelier de Théodore Rousseau, ami fidèle de l&#8217;artiste. La première, une lecture de textes par l&#8217;acteur français Patrice Préjean, a eu lieu le 9 mars. La suivante se déroulera le 11 mai prochain. Il s&#8217;agit d&#8217;un atelier en plein air intitulé « Croquis de printemps dans la plaine de Bière ».  À venir en juin et octobre, deux autres événements aux contours encore flous. Orsay devrait aussi être de la partie. En attendant, rien n&#8217;empêche de visiter l&#8217;atelier du peintre à Barbizon (27 rue Grande, 77630).</p>
<p><strong>ATELIER</strong> : « Croquis de printemps dans la plaine de Bière », le 11 mai, à la maison-atelier de Théodore Rousseau.</p>
<p><strong>À VENIR</strong> : la programmation de la maison-atelier de Théodore Rousseau et du musée d&#8217;Orsay.</p>
<div id="attachment_1039" style="width: 290px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/Anniversaires3.jpg"><img class="size-full wp-image-1039" alt="Jean-François Millet, Les Glaneuses, 1857" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/Anniversaires3.jpg" width="280" height="210" /></a><p class="wp-caption-text">Jean-François Millet, Les Glaneuses, 1857</p></div>
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<p><em>Il y a 150 ans naissaient Henri Toulouse-Lautrec et Camille Claudel&#8230;</em></p>
<p>Fils du comte Alphonse de Toulouse-Lautrec Monfa, un noble de province, bébé Henri pousse son premier cri le 24 novembre 1814, à Albi. Atteint très jeune de pycnodysostose, il finit par se fracturer les deux jambes. Un accident qui, conjugué à sa maladie, arrête sa croissance à 1,52m. On lui prête un léger zozotement et un penchant certain pour l&#8217;alcool. Son bac en poche (au rattrapage), il décide de devenir peintre. Habitué des cabarets, dont le fameux <a href="www.moulinrouge.fr/‎" target="_blank">Moulin Rouge</a>, il représente aujourd&#8217;hui l&#8217;un des piliers du post-impressionniste. Il y a à peine quelques jours, le <a href="www.tmp-pibrac.com/‎" target="_blank">Théâtre Musical de Pibrac</a> retirait de l&#8217;affiche « La maison Lautrec », une pièce de Gilles Ramade exclusivement dédiée &#8211; comme son nom l&#8217;indique &#8211; à celui que l&#8217;on surnommait « l&#8217;âme de Montmartre ». Au même moment s&#8217;ouvrait au <a href="angladon.fr/‎" target="_blank">musée Angladon</a> d&#8217;Avignon l&#8217;exposition « Toulouse-Lautrec et le spectacle ». Toutefois, la manifestation la plus attendue demeure celle que concocte pour la rentrée 2014 le musée d&#8217;Albi, ville natale du peintre ; une exposition mettant au jour la relation qu&#8217;entretenait ce dernier avec Maurice Joyant, son ami et protecteur.</p>
<p><strong>EXPOSITION</strong> : &#8220;Toulouse-Lautrec et le spectacle&#8221;, du 21 mars au 15 juin, au musée Angladon, Avignon.</p>
<div id="attachment_1042" style="width: 246px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/Anniversaires5.jpg"><img class=" wp-image-1042" alt="Henri Toulouse-Lautrec, Le Chat, 1882, collection privée" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/Anniversaires5.jpg" width="236" height="325" /></a><p class="wp-caption-text">Henri Toulouse-Lautrec, Le Chat,  1882,                                         collection privée</p></div>
<p>Pour une fois que les commémorations ont de l&#8217;avance ! Camille Claudel est née le 8 décembre 1864. Ce qui n&#8217;a pas empêché le <a href="www.musee-rodin.fr/‎" target="_blank">musée Rodin</a> de mettre 22 de ses œuvres en avant, dès le 1er octobre 2013. C&#8217;était en réalité pour le soixante-dixième anniversaire de la mort de l&#8217;artiste. Quelques mois après la fin de cet événement, début janvier, paraissait chez Gallimard la troisième édition de ses correspondances, une édition augmentée de 36 lettres au marchand et critique d&#8217;art belge Léon Gauchez. Élève et maîtresse d&#8217;Auguste Rodin, la jeune femme n&#8217;était autre que la sœur du célèbre écrivain et diplomate Paul Claudel, le même qui encouragea son internement psychiatrique en 1913. Écrasée par ces deux monstres de talent et d&#8217;égoïsme, la jeune femme ne connut de réel succès, si ce n&#8217;est après sa disparition. Une injustice que tend à compenser la construction, à Nogent-sur-Seine, d&#8217;un musée à l&#8217;effigie de l&#8217;artiste maudite. Prévue pour le printemps 2014, l&#8217;ouverture du monument précède le cent-cinquantenaire de la naissance de la sculpteur. Un retard est vite arrivé. Mieux valait donc prévenir que guérir.</p>
<p><strong>LIVRE</strong> : Anne Rivière et Bruno Gaudichon, « Camille Claudel Correspondance » 3ème édition, Art et Artistes Gallimard.</p>
<p><strong>EXPO</strong> : mai 2014, ouverture d&#8217;un musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine.</p>
<div id="attachment_1044" style="width: 259px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/Anniversaires6.jpg"><img class=" wp-image-1044" alt="Camille Claudel, La Valse, 1905, musée Rodin" src="http://www.mesmotsdexpos.com/wordpress/wp-content/uploads/2014/03/Anniversaires6.jpg" width="249" height="354" /></a><p class="wp-caption-text">Camille Claudel, La Valse, 1905, musée Rodin</p></div>
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