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De Millie’s, à Paris, à Emilie’s, à Nice

Millie’s Cookies*, c’est fini. Et dire que c’était l’asile de mon premier amour.

Millie’s Cookies, c’est fini. Je ne crois pas que j’y retournerai un jour.

 

Caprice – à quel prix? – de jeunesse. Rajoutez un « e » devant Millie, et vous obtenez Emilie, aux mille et uns cookies. Que M se transforme en Em, « j’aime » ! J’adore même ! Un juste retour du sort.

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De l’amour à la haine (et vice versa), il n’y a qu’un pas ; de l’enseigne parisienne à la chaîne niçoise, non moins de 930 kilomètres. La distance en vaut la peine. Les pâtisseries de cette adresse incontournable sont à se damner. Et c’est un palais peu sensible au sucré qui le dit.

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Qui est Emilie ? #ouestcharlie

Sacrée Emilie ! Outre ses inénarrables cookies, cette anonyme propose des brownies, des muffins, des cupcakes aux formats variés. Mini ou maxi ? Mini** : le client peut consommer, les yeux fermés, mais jamais plus gros que le ventre. Chaque boisson s’accompagne d’un morceau de gâteau, que l’on ait commandé à manger, ou non. Il faut se méfier des doubles rations : parfois un simple café suffit à étancher sa gourmandise.

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Ici, pas de latte art. La carte des boissons chaudes n’en demeure pas moins « ultra » développée. Le travail opéré sur le lait (soja, coco, amandes, noisettes…), ferme et aérien, témoigne d’une grande maîtrise. De très bons marcs à la clef, donc. A vos marques prêts… Les recettes varient légèrement d’une adresse à l’autre. Rue de la préfecture, les muffins « ultra violet » (traduction : aux myrtilles) se voient parsemés de grains de sucre, comme au Columbus Café. Autant commander des chouquettes à la boulangerie. Pas de chichi rue Alberti : les recettes n’en sont pas moins raffinées pour autant. Côté salé, entre home-made quiches, bagels, et salades, l’enseigne n’est pas en reste. emiliecookie-3

Rue Alberti (Nice Centre)

Elle se coupe en quatre sur la Côte : aux salons de Cagnes-sur-Mer et de Monaco s’opposent les deux antennes niçoises. La première, non loin du MAMAC, présente plusieurs avantages. Elle ouvre ses portes une heure plus tôt (cf. horaires plus bas) et l’accès au wifi, par code, y est illimité. Plus grande, la salle nichée dans une ruelle, derrière la place Massena, regorge d’étudiants. Fondu dans cette masse, le scrupule du squatteur s’atténue spontanément. Un hic pourtant : la durée de connexion internet est limitée à deux heures (par appareil). Il faut parfois savoir céder sa place aux autres. Ainsi seulement peut-on sortir de sa zone de comfort (anglicisme, comfort zone, à mettre sur le compte de l’ « américanéïté » du lieu), pour aller se baigner, par exemple. La plage est à moins de cinq minutes à pied. Allez ! Un quart d’heure dans l’eau, et bye bye les kilos !

 

Emilie’s Cookies

9 rue Alberti

Lundi-vendredi : 8h-18h30 / Samedi 9h-18h30

 

1 rue de la préfecture

Lundi-samedi : 9h

Dimanche 10h-18h30

 

* Place de l’Opéra, Gare de Lyon, Rue du Faubourg du Temple

 

** Maxime (n.f.: vérité générale appelant l’emploi du présent gnomique) : Gare à ces salauds de mégalos qui aiment donner aux bonnes poires de mauvaises habitudes, avant de leur ôter tout espoir. Ceux qui abusent des menus plaisirs de la vie,  finissent bien souvent par abuser des braves gens. Pas grave : il faut le savoir et, pour ne pas rester coi, adopter le régime adéquat, le scepticisme contre une septicémie foudroyante.